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LE PATRIOTE – Martial Ahipeaud : je suis persuadé que les Ivoiriens ne laisseront pas cette imposture continuer

Posté par drmartialahipeaudpresse le 9 avril 2009

8 avril 2009 – LE PATRIOTE

Premier secrétaire général de la FESCI, Martial Ahipeaud est aujourd’hui à la tête d’un parti politique. Dans cet entretien à bâtons rompus, il nous parle de l’actualité politique, de l’opposition, de sa trajectoire politique, de ses aînés en politique et des prochaines élections -In Le Patriote du 07 Avril 2009 Par Jean-Claude Coulibaly 

Le Patriote : Monsieur le président, l’une des actualités récentes, c’est l’interpellation du président Innocent Anaky du MFA qui a été détenu à la Direction de la Surveillance du territoire pour des propos dits séditieux visant à porter atteinte à la sûreté de l’Etat. L’opposition a apporté tout son soutien au président Anaky. Vous, quel est votre point de vue dans cette affaire ? 
Martial Ahipeaud : Son interpellation est encore plus condamnable. D’une part parce que la procédure comme le fond n’est pas correcte. D’autre part parce que fondamentalement, c’est un précédent qu’il faut éviter. Sur ce point, il y a matière à réflexion pour l’opposition qui doit protester vivement contre cette situation. Parce que lorsque l’armée de Côte d’Ivoire intervient à la télévision pour dire qu’elle souhaite qu’on arrête quelqu’un, demain elle peut faire autre chose. Il faut donc s’inquiéter de cette violation des procédures.
LP : N’est-ce pas cette attitude attentiste de l’opposition qui fait que la crise perdure ? LP : Que pensez-vous de l’armée, la grande muette… 


M.A : L’armée n’est pas du tout muette. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans une situation de guerre. Vous ne pouvez pas dire que l’armée est muette. Il y a deux armées, une loyaliste à Laurent Gbagbo et une autre qui s’est rebellée pour les raisons qu’on lui connaît. Donc l’armée actuelle, elle n’est pas du tout muette.
LP : Comment jugez-vous son attitude ? 
M.A : A mon avis, l’armée ivoirienne est une armée profondément républicaine. Elle est toujours aux ordres des hommes politiques. Elle accepte la direction de celui qui est au pouvoir. Au niveau des Forces nouvelles, après la mise en place de la structure politique, l’état-major s’est mis à la disposition du secrétaire général des Forces nouvelles de telle sorte qu’il est devenu le chef incontesté de la rébellion. Donc c’est une armée qui respecte traditionnellement les autorités politiques. Ce qu’il faut, c’est que le peuple de Côte d’Ivoire comprenne clairement l’enjeu de la situation et que l’opposition s’organise. Je ne crois pas que l’armée de Côte d’Ivoire puisse tirer sur le peuple qui aura choisi son président. 

LP : Vous, est-ce que vous faites confiance en cette armée ? 


M.A : Moi je fais entièrement confiance en cette armée pour une raison simple. C’est qu’elle a pour vocation de défendre les institutions et le peuple de Côte d’Ivoire en fonction de l’opinion dominante derrière laquelle elle doit se ranger. Je ne vois pas comment elle ne le ferait pas. Auquel cas, elle se transformerait en réalité en une milice. Ce qu’elle n’est pas en réalité. Parce que nous sommes persuadé aujourd’hui que l’armée est là pour défendre les intérêts de la Nation. 

LP : Nous sommes actuellement engagé dans l’opération d’identification qui doit nous conduire vers les élections. Mais les populations craignent qu’à cause de la manière dont sont engagées les choses, il n’y ait pas d’élections en cette année 2009. Vous, quel est votre avis ? 

M.A : Nous, depuis l’année dernière, nous avions déjà dit que 2008 n’était pas tenable pour telles raisons. Parce qu’on ne pouvait pas faire un processus qui demandait un minimum de huit mois en quatre ou cinq mois. Aujourd’hui, quand on fait le point au dernier chiffre publié par la Commission électorale indépendante, on a à peu près six millions de personnes enrôlées. Au moins deux tiers de la population électorale est identifiés aujourd’hui. Il reste encore un tiers. Je crois d’ici le mois de mai ou fin juin, on aura une liste électorale potable. Au mois de juin, on a la liste électorale et que le mécanisme de distribution des cartes d’identité et des carters d’électeurs est en place, sauf mauvaise foi manifeste de la part de ceux qui gouvernent ou qui profitent de la situation de confusion actuelle, on pourrait fixer pour le mois d’octobre ou de novembre au plus tard, l’organisation de ces élections-là. L’organisation, c’est autre chose. Le principe voudrait qu’à partir du moment où la population électorale est identifiée, il n’est pas normal que des mois et des mois passent pour que l’on arrive directement aux élections. 

LP : Donc les élections cette année, vous y croyez. 

M.A : Moi, je pense qu’il faut aller aux élections cette année. Parce qu’il n’est pas normal que cette situation dure et que les élections deviennent un serpent de mer. Il ne faut pas oublier dans une situation comme le nôtre, que la population peut réagir de façon extrêmement difficile si elle ne voit pas le bout du tunnel. Il faut donc créer les conditions d’une espérance nouvelle, d’une possibilité de changement pour que les sentiments extrémistes ne prédominent et envoyer le peuple vers une sortie de crise pacifique. Contrairement à ceux qui croient qu’il faut une confrontation ou une autre guerre fratricide pour qu’un camp gagne. Nous ne sommes pas partisan de cette solution.LP : Quelle est la part de l’Union pour la Démocratie et les Libertés, votre parti dans le processus de sortie de crise ? 

M.A : D’abord vous savez que c’est nous qui avons fait au mois de septembre 2006, l’essentiel des propositions qui ont été utilisées par le pouvoir et les Forces nouvelles pour faire les accords de Ouaga. Donc, nous, nous accompagnons le processus par divers canaux ; notamment diplomatique et politique. Nous sommes également sur le terrain pour campagne contre la mauvaise gouvernance qui a cours ces dernières années et pour qu’il y ait une mobilisation de la population pour que les prochaines élections nous permettent de choisir entre deux camps. C’est à dire ceux qui veulent le changement de fond en comble et ceux qui veulent maintenir une logique de pillage systématique des ressources et de mauvaise gouvernance. 
LP : Partagez-vous l’avis de ceux qui croient que Ouaga a échoué? 

M.A : Non, je ne crois pas que Ouaga ait échoué ! Pour la raison toute simple qu’aujourd’hui, on a réussi à faire enrôler six millions d’Ivoiriens. Avant Ouaga, ce n’était pas le cas. On peut dire que Ouaga est au ralenti. Mais cette situation est due à la volonté politique de ceux qui dirigent Ouaga. Parmi ceux qui dirigent Ouaga, il y a non seulement le président Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro, mais aussi, les leaders de l’opposition que sont les présidents Bédié et Ouattara. Donc, c’est à eux de donner un coup de fouet au processus. Maintenant, si on estime que ce n’est pas rapide, il faut chercher les causes. On a dit que c’était les problèmes financiers. Apparemment ce problème vient d’être réglé avec la mesure PPTE qui vient d’être obtenue. Donc, cela ne doit plus poser de problème. Je crois dans les trois mois qui viennent, on doit avoir un processus complètement boosté. Dans le cas contraire, je crois qu’il faut appeler à un mouvement populaire, éventuellement pour contraindre les acteurs actuels à accélérer la procédure. 

LP : Parlant de la lenteur du processus, vous avez mentionné la volonté politique. Est-ce que le président Laurent Gbagbo n’a pas une grande part dans cette situation ? 


M.A : Moi, je n’accuse pas le président Laurent Gbagbo seul. Je dis que c’est la responsabilité de l’opposition de s’opposer lorsqu’il faut s’opposer. Mais lorsque l’opposition n’a pas de stratégie cohérente et qu’on réagit chaque fois par une situation créée par le président Gbagbo, ce n’est pas sa faute. Si lui, il était dans l’opposition, je suis persuadé que les choses allaient être différentes. Parce qu’il a été toujours cohérent dans sa démarche tactique et stratégique. Donc aujourd’hui, l’opposition telle qu’elle se définit est quand même assez bizarre. Un ministre qui dépend d’un parti politique de l’opposition et qui refuse de sortir du gouvernement. Voyez-vous, de quelle opposition sommes-nous en train de parler. Donc cela veut dire que c’est la politique du ventre qui prédomine plus les préceptes et les principes. C’est vrai qu’on peut expliquer par mille raisons que le ministre du MFA ait refusé de quitter le gouvernement. Mais en réalité, si c’était une opposition qui était cohérente, normalement le ministre et le chef du parti devraient être en symbiose. Ce qui n’est pas le cas. Mais au sein du RHDP, à partir de cette crise, on a vu que le RHDP avait abandonné Anaky. Alors que si j’ai bien compris sa démarche, il aurait souhaité que le RHDP ait une démarche cohérente. C’est-à-dire qu’on ne peut pas dire : Laurent Gbagbo pose problème et en même temps on est avec lui dans un gouvernement et on ne fait rien pour faire avancer les choses. Donc vous comprenez que la faute n’incombe pas à Gbagbo. C’est à nous qui sommes de l’opposition de nous remettre en cause. 

LP : Mais, le RHDP, dans cette affaire a suffisamment démontré sa solidarité. N’oubliez pas que dans l’alliance des Houphouétistes les partis demeurent autonomes et libres. 

M.A : Bon, maintenant si on réagit comme cela, quelle va être la position du RHDP lorsqu’on va être à la présidentielle?
LP : Mais la plate-forme est clair. La plate-forme stipule que tous les partis membres vont au premier tour. Au second tour, tous les autres candidats soutiennent le candidat le mieux placé. 
M.A : Ca, c’est ce que la plate-forme dit. Mais les partis ne sont pas phagocytés par la plate-forme, ils peuvent demander de voter un autre candidat. Il ne s’agit pas, quand on dit qu’on est dans l’opposition, de focaliser la démarche tactique sur un seul point qui est, en réalité, la finalité du processus. C’est lorsque pendant une période donnée on construit une solidarité dans les actes et dans l’action qu’à un moment donné, les masses peuvent se reconnaître dans une démarche. Mais à partir du moment où on arrête un leader d’opposition et on n’a même pas une contestation, même symbolique, si demain, on arrête Ouattara pour n’importe quelle raison quelle va être la réaction d’Anaky ? Si on arrête Wodié, quelle va être la réponse d’Anaky et même si on arrête Ahipeaud, quelle va être la réponse d’Anaky ? 


LP : Mais à la conférence de presse qu’il a animée, le RHDP a condamné cette arrestation. 
LP : L’opposition a suffisamment démontré sa solidarité au président Anaky. Le directoire du RHDP a fait un communiqué à la hauteur de l’événement. Il a même en semaine, rendu visite au président Anaky au siège de son parti pour exprimer cette solidarité… 

M.A : Non, non ! Ici, nous n’allons pas nous comprendre. On fait de l’opposition ou on fait de l’intellectualisme. On n’est pas ici dans un village où lorsqu’il y a un malheur on va rendre visite. Il s’agit de poser des actions politiques. Lorsqu’on arrête quelqu’un, même s’il a fait une bêtise, les militaires de Côte d’Ivoire ne peuvent pas donner l’ordre de violer les lois de la République. L’Etat même ne peut pas accepter que cette violation ait lieu. Troisièmement, le peuple de Côte d’Ivoire ne peut pas accepter que des gens arrêtent certaines personnes au moment où d’autres personnes sont en train de manifester dans les rues pour exiger que des individus soient graciés par l’ONU. On trouve cela normal. Je pense que c’est extrêmement grave que l’opposition n’ait pas compris le message. C’est qu’il fallait condamner l’arrestation d’Anaky. Mais l’opposition et le peuple de Côte d’Ivoire auraient du se retrouver dans un stade, dans un lieu clos pour que la démonstration de force serve de leçon à ceux qui ont donné cet ordre. Cela n’a pas été le cas et je pense que c’est malheureux.LP : L’UDL est un parti de l’opposition. Pourquoi n’a-t-elle pas sauté sur l’occasion pour protester de façon véhémente comme vous le dites ? 
M.A : Aujourd’hui, nous sommes en train de travailler sur un plan du renforcement des forces de la troisième voie et nous n’avons pas encore fini ce mécanisme. Sinon, on avait déjà pris la décision, en ce qui concerne les partis qui travaillent sur ce projet de présenter une plate-forme le samedi et Anaky a été arrêté dans la soirée du vendredi. Dans les semaines qui vont suivre, on attend organiser une sortie et discuter avec le RHDP clairement des perspectives au niveau politique. Car aujourd’hui, un seul individu ou un seul parti ne peut régler les problèmes de la Côte d’Ivoire. Il s’agit de faire en sorte que nous allions aux élections et à partir de celles-ci, les Ivoiriens puissent choisir librement leur président et de là qu’on organise les autres procédures électorales.
LP : Martial Ahipeaud toujours candidat à la présidentielle ? Si oui, que compte-t-il faire pour le pays ? Car il ne faut pas oublier que dans le starting-block, il y a des poids lourds. 


M.A : Moi, je n’ai pas peur des poids lourds. Parce que d’abord les présidentielles ont un enjeu intellectuel. C’est-à-dire qu’il est important d’expliquer notre vision. Est-ce que les gens souhaitent vivre dans une société ivoiritaire, ultranationaliste ou dans une société démocratique et pacifiée où tout le monde a le droit de dire ce qu’il pense sans être inquiété ni par l’armée ni par la DST. C’est de cela qu’il s’agit. Les enjeux aussi sont les choix économiques que nous voulons opérer. Est-ce que nous devons applaudir parce que notre nation a été proclamée nation très pauvre et très endettée ou alors ne pas être défaitiste et faire en sorte d’être dynamique pour que notre économie soit boostée pour revenir dans le leadership des Nations. Voilà des questions et les propositions concrètes qui vont être évoquées au cours de cette campagne. Et nous n’avons pas peur des pachydermes. Il est vrai qu’on ne peut se comparer au PDCI qui a bâti la Côte d’Ivoire moderne ni au FPI et au RDR qui ont 19 et 15 ans d’existence. Mais au niveau des idées, nous sommes à égalité. Sinon nous avons certainement beaucoup plus qu’eux. Par ce que comme je vous l’ai déjà dit, les accords de Ouaga sont le fruit de nos réflexions. Je demeure comme je l’ai déjà dit avant, candidat pour la prochaine élection présidentielle.
LP : Martial Ahipeaud hier, premier secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire et à côté du général Robert Guéi. Martial Ahipeaud aujourd’hui, président de l’UDL. Homme de gauche ou homme de droite ? Que répondez-vous à ceux qui disent qu’ils ne comprennent pas votre trajectoire politique? 
M.A : Moi, je suis un homme de centre-gauche. C’est sur cette base qu’en 1990, j’ai rejoint le mouvement qui exigeait la démocratie. C’est-à-dire que je n’ai jamais été un extrémiste. J’ai toujours partagé les valeurs sociales et une vision économique fondée sur la gestion rationnelle des ressources contre le néo paternalisme qu’on a vu pendant le parti unique par exemple. L’essentiel, c’est la Côte d’Ivoire et le rêve ne compte pas. Chaque fois qu’il s’est agi des intérêts de la nation j’ai toujours mis cela au devant au détriment même de mes propres intérêts. A preuve, en 1990, mes intérêts étaient du côté de la présidence et non pas du côté de la rue. Et en 2000, j’aurais pu me taire face à ce qui se passait. Mais j’ai préféré faire la rupture officiellement avec le FPI. Sur la question, nous étions en désaccord total avec la tactique utilisée pour la prise du pouvoir. Parce qu’il faut que cela soit clair dans la tête de tout le monde. Je n’étais pas d’accord. Je l’ai signifié au président Gbagbo et j’ai agi en conformité. Et depuis lors vous ne m’avez pas vu avec un des deux camps. 

LP : Quelle est cette tactique avec laquelle vous n’étiez pas d’accord? 
M.A : Non, c’est très simple. Nous avons estimé que la transition militaire n’avait qu’un seul objectif. C’est-à-dire rédiger une Constitution démocratique si vous voulez, après les états généraux de la Nation. J’ai interpellé les uns et autres pendant cette période. Mais on m’a traité d’enfant. J’ai dit telle que les choses étaient menées, on allait aboutir à une confrontation entre les forces pro Ouattara et les forces pro Gbagbo. Mais à cette époque, lorsque nous avons fait toutes les démarches, on nous avait traité d’enfant. A cette époque, j’ai signifié aux camarades du Front populaire que je n’étais pas d’accord et que la transition devait nous servir à construire la démocratie. Et non être un point de départ d’une désintégration structurelle de notre pays à partir d’une Constitution qui était problématique. A partir de ce moment, je suis resté sur ma position. C’est-à-dire, refuser systématiquement de prendre position lorsque la guerre s’est déclenchée d’être au FPI ou prendre partie pour les Forces nouvelles. Ce choix j’aurais pu le faire plus aisément. Mais j’ai estimé qu’il fallait les ramener par une sorte de diplomatie en renouant le dialogue entre les deux camps pour que notre pays sorte de cette situation par la voie électorale. Donc, mon attitude est tout à fait cohérente de sorte qu’aujourd’hui elle ne m’a posé autre problème que ne pas participer à la gestion de l’Etat. Mais je l’assume. 

LP : Aujourd’hui, certains anciens membres de la FESCI tels que Karamako Yayoro, Blé Goudé, Blé Guirao pour ne citer que ceux-là animent la jeunesse des partis politiques. Vous en tant que premier secrétaire général de ce mouvement, quel bilan rétrospectif faites-vous ? Est-ce que ce qui se passe est ce que vous avez voulu à la création de la FESCI ? 

M.A : Disons que la FESCI n’a pas secrétée seulement Martial Ahipeaud, Blé Goudé, Blé Guirao et consorts. Je crois qu’il y a aussi des cadres de très grande valeur qui sont sortis de ce mouvement. Il y a aussi l’impact culturel qu’il ne faut pas occulter avec l’avènement du Zouglou, une musique typiquement ivoirienne qui a fait ses preuves. Sans oublier la mise en place de plusieurs institutions universitaires par le pouvoir d’alors à son corps défendant. L’apport est donc là. Mais, il ne faut pas oublier les dérives qui ont surgi à un certain moment. Le mouvement a basculé dans la violence inouïe et le racket à un certain moment. C’est pourquoi, je tiens à encourager la direction actuelle qui fait des efforts pour donner une dimension plus syndicale au mouvement. Ce qu’il faut savoir, c’est que les conditions sociales de 1990 à maintenant se sont considérablement détériorées dans le milieu estudiantin. Il ne faut pas occulter cela. Il faut certes que le mouvement se remette en cause, mais il ne faut pas reléguer au second plan, les conditions sociales des étudiants, si on veut mettre fin à cette situation.
LP : Vous faites partie de la génération montante de la politique en Côte d’Ivoire. Quel regard portez-vous sur vos aînés que sont Bédié, Ouattara, Gbagbo, Anaky, Mabri et autres ? 


M.A : Disons que je ne connais pas personnellement Bédié. Je n’ai pas eu le temps de le connaître en tant que président. Parce que j’ai dû quitter le pays au moment où il arrivait au pouvoir. Et quand je suis arrivé, il n’y était plus. Donc, je n’ai pas d’opinion personnelle sur lui. Le président Ouattara que j’ai connu quand on était tous en exil est un homme courageux que j’admire beaucoup. Parce qu’il faut beaucoup de courage pour continuer le combat dans le contexte dans lequel on était jusqu’aujourd’hui. Ce que j’apprécie chez Laurent Gbagbo, c’est sa cohérence en politique. On peut tout lui reprocher, mais il est d’une cohérence implacable. Lorsqu’il a une idée, il va jusqu’au bout. Et c’est sur cette base qu’il s’est comporté jusqu’aujourd’hui. Quand je prends toutes leurs qualités, pour la génération dont je suis issue dans le jeu politique, il faut avoir la détermination de Ouattara, aussi la cohérence de Gbagbo, mais surtout la sagesse du président Houphouët pour qu’on puisse éventuellement avoir un leadership nouveau à la tête du pays. 

LP : Concernant les élections, l’allure à laquelle est mené le processus, êtes-vous optimiste ou pessimiste ? 


M. A : Moi, je suis optimiste. Absolument optimiste. Car je suis persuadé que les Ivoiriens ne laisseront pas cette imposture continuer. De deux choses l’une. Il appartient aux hommes politiques de le comprendre, parce qu’ils connaissent le peuple et le peuple les connaît comme certains le disent et d’anticiper pour qu’on n’arrive pas à une dérive qui peut échapper à tout le monde. Et là , je crois que ce serait encore plus dommage , parce que notre responsabilité en tant que leader politique, c’est d’anticiper, de prévoir et faire en sorte qu’ à partir de nos actes, la Côte d’Ivoire progresse et non ne régresse. Donc, ce à quoi j’appelle nos aînés et les camarades de ma génération, c’est de faire en sorte qu’une deuxième crise ne nous surprenne pas. Et qu’en tant que leaders, nous puissions maîtriser notre histoire et donner une nouvelle dynamique à notre pays et une nouvelle espérance à notre peuple. Sans quoi, je crains que nous risquions d’être indexé par le tribunal de l’Histoire et par les générations futures comme ceux qui auront été les auteurs de la déchéance de notre Nation. 
NB: Le titre est de udlinfo M.A : Il ne s’agit pas seulement de condamner. Vous savez très bien que nous sommes dans un processus électoral. Il s’agit de faire en sorte que le chef de l’opposition ou l’un des chefs de l’opposition se rende compte qu’ils n’ont pas le droit de le faire. Surtout que cela a été fait en violation de tous les textes de loi qui régissent la République. Cela veut dire que lorsqu’on sera en plein processus électoral, des décisions aussi scandaleuses peuvent être prises et comme chacun ne défend que sa chapelle, évidemment, il n’y aura pas de solidarité. Moi, j’ai estimé que c’est extrêmement dangereux pour les leaders de l’opposition.M.A : Je pense qu’ici, il y a un devoir de cohérence ; parce que lorsque l’opposition critique le pouvoir, je pose la question de savoir c’est quel pouvoir dont elle parle. Lorsqu’on prend aujourd’hui le gouvernement, l’opposition y est majoritaire. Les décisions qui sont prises sont le fait du gouvernement. L’accord de Ouagadougou est aussi le fait du gouvernement. On a des institutions dans cet accord qui font que les deux grands leaders sont parties prenantes d’une procédure. Donc de deux choses, l’une. Soit on estime que la procédure telle qu’elle se passe n’est pas conforme à notre volonté et on en tire les conséquences. Premièrement, on démissionne du gouvernement. Deuxièmement, on mobilise le peuple et on exige un point tout à fait clair. Par exemple, nous, nous souhaitons que ce soit l’exigence des élections présidentielles. Mais on ne peut pas être dans le gouvernement, participer à tout ce qui s’y passe et puis après critiquer le pouvoir. Donc cela crée la confusion dans la tête des populations. Il aurait fallu que l’opposition dans un premier temps, tire les conclusions de sa propre turpitude et qu’à partir de là elle donne une direction claire au combat afin que chacun puisse se déterminer par rapport à cela. Mais, lorsqu’on est dans le gouvernement, on mange avec le président Gbagbo et puis après on le critique, je pense que cela ne fait pas sérieux. 

  

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LE PATRIOTE – La fesci dans la vie politique ivoirienne

Posté par drmartialahipeaudpresse le 21 mars 2009

Publié le: 01/03/2009 

La fesci dans la vie politique ivoirienne

Regards croisés de deux intellectuels

“Faut-il brûler les Fescistes?» Tel était le thème de la conférence-débat organisée samedi dernier au CERAP par l’Association des Etudiants chercheurs de Côte d’Ivoire. Face à cette question, M. Venance Konan, journaliste-écrivain, s’est voulu clair et catégorique. Pour lui, si on ne doit pas brûler les Fescistes, ce n’est pas le cas pour l’organisation elle-même, la Fédération estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire. Si le célèbre journaliste reconnaît qu’à ses débuts la FESCI a été un syndicat, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pis, selon lui, en rackettant, pillant, volant, violant et tuant, ce mouvement se comporte comme une organisation mafieuse. Aussi, pour lui, la FESCI dans sa version actuelle doit être combattue à défaut de disparaître. «La Côte d’Ivoire a besoin d’un syndicat fort et bien organisé. Mais pas d’une mafia», a-t-il martelé. Mais aux dires du conférencier, si l’organisation estudiantine malgré toutes ces dérives, jouit d’une certaine impunité, cela est dû à cette connivence avérée qui existe entre ses membres et les tenants du pouvoir actuel. Et ce, depuis sa création. Car Venance Konan reste convaincu que la FESCI a été suscitée lorsqu’ils étaient encore dans l’opposition, par les dirigeants actuels dans leur conquête du pouvoir d’Etat, pour mettre en mal le régime de Félix Houphouët-Boigny et ensuite celui de Henri Konan Bédié. Aujourd’hui encore, l’ancien journaliste à Fraternité-Matin soutient que le pouvoir en place se sert de la FESCI pour se maintenir au pouvoir. Pour le journaliste-écrivain, la FESCI n’a rien apporté à notre pays si ce n’est la destruction du système scolaire et avoir secrété une élite peu méritante. Une position que ne partage l’autre conférencier du jour, le Dr. Martial Ahipeaud, premier secrétaire général de la FESCI. Pour lui, la thèse selon laquelle les Fescistes sont une bande d’ignares est «fondamentalement fausse». Car selon lui, il ne faut pas identifier les Fescistes à quelques individus qui ont un problème d’intellect. Il a également condamné la tendance à faire endosser les tares et les problèmes de la société aux Fescistes. «Ceux qui parlent de la FESCI ne la connaissent pas», s’est-il défendu. La FESCI, selon Martial Ahipeaud, n’est pas à l’origine de la violence. Mais elle a dû se défendre à un moment de son histoire devant un Etat trop répressif et peu enclin au débat démocratique. En ce qui concerne, la politique à l’école, Martial Ahipeaud a rappelé qu’elle a commencé avec l’avènement du MEECI (Mouvement des Etudiants et Elèves de Côte d’Ivoire) créé de toutes pièces par le PDCI. Pour lui donc, le problème de fond n’est pas les étudiants, mais le pouvoir politique qui à toute époque a voulu instrumentaliser l’école. Quant aux acquis de la FESCI, le président de l’Union pour le Développement et les Libertés (UDL) cite l’émergence d’une élite politique active dans les différents partis politiques et au sein de l’appareil étatique. Sans oublier l’apport considérable du Zouglou qui est aussi, selon lui, l’un des fruits du combat de la FESCI, dans la culture ivoirienne et mondiale. Pour lui, dans le bilan de la FESCI, tout n’est pas rose certes. Car la violence demeure. C’est pourquoi, il faut encourager et saluer les efforts entrepris par le secrétaire général actuel Augustin Mian pour réduire la violence. Il a pour terminer demandé au nom des Fescistes pardon à l’ensemble de la Côte d’Ivoire pour tous les débordements observés depuis la création du mouvement.
Jean-Claude Coulibaly

http://www.lepatriote.net/lire/4e70514f-e9c5-4b05-8a8f-cb263f6ac42f.aspx

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CÔTE-D’IVOIRE AMNESTY INTERNATIONAL-MARTIAL AHIPEAUD

Posté par drmartialahipeaudpresse le 21 mars 2009

18 février 1992-18 février 2009 : déjà 17 ans que alassane ouattara emprisonnait gbagbo laurent….

Publié par lesoleilinfos sur le blog lesoleilinfos, il y a 1 mois

Martial Ahipeaud. 17 ans après, loin de nous toute idée de remuer le couteau dans une éventuelle plaie, il convient néanmoins de rappeler les faits tels que vécus. C’est sage de pardonner mais stupide d’oublier. Nous vous livrons ci-dessous le rapport complet de Amnesty International écrit suite à ces événements. Devoir de mémoire oblige. CÔTE-D’IVOIRE AMNESTY INTERNATIONAL DOCUMENT EXTERNE Index AI : AFR 31/08/92 ÉFAI Londres, 2 juillet 1992 Au moins 77 prisonniers d’opinion, arrêtés

http://www.over-blog.com/recherche/recherche-blog.php?ref=455701&query=martial+ahipeaud

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Fraternité Matin – Association estudiantine : Divergence de vues sur la Fesci

Posté par drmartialahipeaudpresse le 21 mars 2009

Association estudiantine : Divergence de vues sur la Fesci

02/03/09

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Fraternité Matin

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Pays Actualités

Fraternité Matin  - Association estudiantine : Divergence de vues sur la Fesci  dans REVUE DE PRESSE big_AMJ1martial

A l’initiative de l’Association des étudiants chercheurs de Côte d’Ivoire (Aec-ci), une conférence-débat a opposé, samedi, à l’Inades de Cocody, Dr Martial Ahipeaud, premier secrétaire général de la Fesci, à Venance Konan, écrivain journaliste.

«Faut-il brûler les fescistes ?».Tel est le thème autour duquel les deux invités se sont prononcés, sous la modération de Claude Franck About, journaliste à la télévision nationale.
Il s’agissait pour les deux invités de jeter un regard sur les activités de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) depuis sa création, afin de savoir si cette dernière mérite encore d’exister.

Pour Venance Konan, contrairement à son objectif de défendre les intérêts des élèves et étudiants, la Fesci s’est plutôt positionnée comme un mouvement politique à la solde du Fpi. Avec pour principale mission, faire tomber le régime d’alors le Pdci. Dans la même veine, le journaliste écrivain soutient que la Fesci est la principale responsable de la dégradation de l’école ivoirienne et ce, en complicité avec le pouvoir actuel. C’est à juste titre que Venance Konan affirme qu’elle est un monstre qui doit disparaître. Car, il la tient pour responsable du manque de repère de la jeunesse ivoirienne.Pour Dr Martial Ahipeaud, il n’est pas prudent de tirer des conclusions hâtives sur la Fesci. Car elle a contribué à l’amélioration des conditions de travail des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire. Pour lui, elle est un mouvement de rupture d’avec les pratiques anciennes qui a contribué à l’émergence d’une nouvelle élite ivoirienne.Il met à l’actif de son mouvement, l’ouverture des universités d’Abobo-Adjamé, de Bouaké, Daloa et Korhogo. Au plan culturel, soutient l’orateur, la Fesci a permis le rayonnement de la musique ivoirienne au plan international, avec le zouglou, qui est une pure création estudiantine. Pour Martial Ahipeaud, la baisse du niveau de formation ne lui incombe pas, mais à l’Etat ivoirien «qui a démissionné et qui vaque à autre chose que la formation des jeunes».

Le premier secrétaire général de la Fesci reconnaît toutefois que tout n’a pas été rose. Son mouvement a été souvent responsable de débordements. Qui, pour lui étaient la réponse à la répression dont ils étaient l’objet de la part du pouvoir Pdci. Il a, pour ces faits, présenté les excuses de la Fesci à la Côte d’Ivoire.

Il reconnaît toutefois que l’actuelle Fesci est différente de celle de son époque.

Avec aujourd’hui des actes de violence sur les enseignants et étudiants érigés en règle.

Pour donc recadrer la lutte syndicale, Martial Ahipeaud et ses anciens compagnons de lutte se proposent, dans les prochains jours, d’organiser des séances de formation syndicales à l’endroit des dirigeants actuels.

Marc Yevou

http://news.abidjan.net/article/imprimer.asp?n=321714

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www.jeuneafrique.com – Interview Dr Martial Ahipeaud – 11 février 2009

Posté par drmartialahipeaudpresse le 11 février 2009

Côte d’Ivoire – Politique
- mis à jour le 2009-02-11 16:00:38 – publié le 2009-02-11 16:00:38

Un candidat de plus à la présidence de Côte d’Ivoire

 

Secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) de 1990 à 1993, Martial Ahipeaud, qui fut un temps proche de Laurent Bagbo, brigue à son tour la magistrature suprême. Il livre à Jeuneafrique TV les clés de sa stratégie.

http://www.jeuneafrique.com/Videos_41_Un-candidat-de-plus-a-la-presidence-de-Cote-d-Ivoire.html

 

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WWW.DIRECTABIDJAN.COM Interview du Dr Martial Ahipeaud – 6 février 2009

Posté par drmartialahipeaudpresse le 7 février 2009

AHIPEAUD Martial, Président de l’UDL « L’Afrique est fatiguée de voir les hommes aux petits pieds et de gros ventres »

De passage à Paris, le Président de l’UDL a bien voulu frepondre à l’invitation de DirectAbidjan.com

http://www.dailymotion.com/relevance/search/martial%2Bahipeaud/video/x8a14g_ahipeaud-martial-1_news

http://www.dailymotion.com/relevance/search/martial%2Bahipeaud/video/x8a1xr_ahipeaud-martial-2_news

http://www.dailymotion.com/relevance/search/martial%2Bahipeaud/video/x8a3pr_ahipeaud-martial-3_news

http://www.dailymotion.com/relevance/search/martial%2Bahipeaud/video/x8a53c_ahipeaud-martial-4_news

http://www.dailymotion.com/relevance/search/mARTIAL%2Bahipeaud/video/x8a7dd_ahipeaud-martial-5_news

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www.connectionivoirienne.net – Interview du Dr Martial Ahipeau – 3ème partie le 5 février 2009

Posté par drmartialahipeaudpresse le 7 février 2009

http://www.connectionivoirienne.net/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=5351&cntnt01returnid=15

Interview Exclusive: Dr Joseph Martial Ahipeaud Président de l’UDL á cœur ouvert ! 3e partie

05/02/09  •  le Journal de Connection  •  Catégorie : Le Journal de Connection Ivoirienne

Par Gbansé Douadé Alexis -Rédacteur en chef du Journal de Connectionivoirienne.net

Pour lire les deux premières parties de l’interview suivez les liens ci-dessous:

Première partie

Deuxième partie

Premier Leader historique de la célèbre Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte-d’Ivoire (la FESCI), il veut être le prochain Président de la République de Côte-d’Ivoire. Depuis peu enseignant á l’Université de Bouaké, la Rédaction de Connectionivoirienne.net l’a récemment rencontré á Londres, où il était en visite de travail. Troisième et dernière partie d’une Interview inédite

Et aujourd’hui quelles sont vos relations avec M. Moriféré ?

Avec tous les responsables de l’ex gauche démocratique ce sont de très bon rapports. Quand je suis á Abidjan je les rencontre. C’est pas parce que nous avons des contradictions idéologiques que nous n’allons pas avoir des rapports personnels, moi je mets le combat politique en dehors de nos considérations personnelles. Par exemple je n’ai pas été d’accord avec le FPI sur la question de l’ivoirité, ça ne veut pas dire que j’ai des griefs personnels envers Laurent, au contraire ce sont des amis, ce sont des frères, ce sont des aînés que j’aime beaucoup, mais même si c’était mon père, même si c’était mes frères biologiques, s’ils avaient des positions idéologiques que je n’admets pas je ne vais pas les supporter, c’est une question d’éducation, c’est une question de principes, une question de principes politiques.

Vous avez quitté la Fesci, vous vous êtes retrouvé en Angleterre en 1994 et par la suite on vous a vu sympathiser avec le commandant Gaoudi Oulata, avec le Général Guéi et plus tard avec le Colonel Gnamien Konan, avec l’UDPCI. Qu’est ce qui motive cette démarche ? Apparemment il n’y a á première vue pas de logique ?

Avec la transition militaire, j’ai été appelé par Gaoudi personnellement parce qu’il m’a trouvé ici en Angleterre après avoir fait un détour dans un pays africain etc…Le principe c’était de les aider á résoudre les problèmes estudiantins, après je me suis rendu compte que la contradiction entre le FPI et le RDR allait aboutir á la guerre. Et donc quand je faisais mes analyses c’était seulement le général qui pouvait prévenir cela en restant plus au pouvoir mais par le biais de ces élections pour régler cette confrontation qui s’annonçait lourdement entre le FPI et le RDR. Bon, cela n’a pas réussi et donc ça a donné le résultat que nous connaissons aujourd’hui. Je regrette de n’avoir pas été capable de créer les conditions du succès de notre médiation entre ces deux aînés durant cette période. Avec le colonel Gnamien on s’est rencontré sur la plate-forme de la troisième voie. Nous souhaitons construire un ensemble politique différent des deux ensembles du CNRD et du RHDP. On s’était rencontré. Je lui avais expliqué que ce n’était pas une démarche cavalière mais que la procédure devait être fondamentalement collective. Malheureusement je pense qu’on ne s’est pas bien compris sur la méthodologie, ça ne veut pas dire qu’on ne va pas relancer nos relations. Mais aujourd’hui, moi je vois plutôt un mouvement social, je ne vois pas un mouvement individuel. Il ne s’agit pas pour Ahipeaud d’être président, il s’agit pour Ahipeaud d’emmener á une prise de conscience de l’ensemble de la société ivoirienne pour dire non á une société de connivence et de pillage et faire aboutir la procédure de réclamation ou si vous voulez d’exigence du respect de la démocratie et de la liberté individuelle dans notre pays. Voilà la question et la vision de la troisième voie. Malheureusement avec le colonel Gnamien on ne s’est pas encore bien compris, il est entrain de faire son expérience, de mon coté aussi je fais mon expérience, sûrement que par la grâce de Dieu on pourra se retrouver demain, si c’est la volonté de Dieu.

Cela veut dire que vous n’avez pas de contact en ce moment ? Vous n’avez pas un cadre de discussion ?

Non, Non pas du tout ! Il n’ya pas eu de rupture en tant que telle mais c’est-à-dire qu’il ya eu éloignement l’un vis-à-vis de l’autre. Mais je n’ai pas envie s’assumer les conséquences d’une démarche qui n’est pas mienne. Voilá ! Donc comme la méthodologie n’est pas encore celle á laquelle j’ai pensée, chacun doit pouvoir faire son expérience et puis on verra plus tard.

Quand vous parlez de méthodologie cela veut que vous vous pensiez á un mouvement d’ensemble, un mouvement plus collectif ?

Exactement. Moi je n’ai jamais vu la lutte politique comme une lutte individuelle. Je la vois plutôt comme une lutte collective. Et dans le cadre actuel de notre pays je pense que la sortie de crise doit être le fait de l’ensemble des ivoiriens. Alors que les deux grands ensembles d’aujourd’hui sont dans une dynamique personnelle, donc ce que nous devons faire c’est d’amener les ivoiriens á prendre conscience, á dénoncer la société de connivence et de pillage et puis de permettre á tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette dynamique-là, qui se disent que la CI doit être un pays démocratique, pas un pays pris en otage par quelques individus, pour que nous puissions nous retrouver tous et qu’on travaille á une sortie de crise effective. Mais ce n’est pas une affaire d’Ahipeaud, pas une affaire de Gnamien, ce n’est pas une affaire de Bamba mais c’est une affaire de l’ensemble de tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans la procédure actuelle, dans le processus actuel.

Etes vous conscient du fait que les militants du FPI, du Front Populaire Ivoirien vous en veulent particulièrement pour vos choix effectués en 2000 ?

Pourquoi ils peuvent m’en vouloir ? Je suis un homme libre de choisir. J’ai mon opinion.

Mais eux ils estiment que vous étiez l’un des leurs ?

Non ! Vous savez il ne faut pas qu’on personnalise le débat. Moi j’ai été un enfant d’Houphouët Boigny. Vous voyez non !  En 90, j’ai estimé en âme et conscience qu’il fallait le multipartisme. J’ai lutté aux cotés de Laurent, aux cotés de Bamba, aux cotés de Zadi pour qu’on ait le multipartisme. C’est nous les étudiants qui avons amené le multipartisme. Quand il s’agissait de défendre le multipartisme et la démocratie on s’est battus jusqu’au bout. Vous comprenez ! Lorsqu’il y a eu le coup d’état, si Laurent a estimé qu’il pouvait adopter les thèses du PDCI tendance Bédié, notamment l’Ivoirité, moi je ne me reconnais pas dans cette tendance, je ne peux pas accepter de lutter dans ces conditions-là. Je l’ai exprimé clairement á Laurent. Je lui ai dit que je ne me reconnais pas dedans. Si nous nous retrouvions dans une dynamique comme on l’avait fait par le passé et que moi je faisais défection, là on pouvait éventuellement m’accuser d’avoir fait défection par rapport á nos grands principes de liberté, de lutte contre la corruption etc. Toutes ces valeurs ont été reléguées, ont été mises dans les armoires et aujourd’hui on a une gestion tout á fait calamiteuse de l’économie nationale. Vous voulez que nous qui avons lutté pour qu’il ait la transparence, la bonne gouvernance, pour qu’il y ait t la justice sociale comment voulez vous que, nous on assume une telle situation alors qu’en réalité ça n’a rien á voir avec nos convictions. Donc c’est pas des problèmes de personnes c’est une question de principe. Est-ce que les militants ils sont d’accord que ce qui se passe aujourd’hui, est-ce effectivement le reflet de leurs idéaux ? Moi je demande ça aux militants du FPI. Est-ce que c’est ce pour quoi ils ont lutté, ce pour quoi ils ont estimé que Houphouët ne devait pas gérer le pays, est ce que c’est ce qu’ils voulaient que le pays soit ? On ne peut pas m’accuser d’avoir compris très tôt qu’on n’était pas dans une bonne dynamique. Moi j’ai exigé qu’il y ait un débat, une confrontation pour qu’on sache la faute vient de qui ?

Lorsque qu’on aborde la question de l’ivoirité, eux ils disent qu’en 2000, le général Guéi a imposé le ET qui était signe d’exclusion et vous n’avez pas été á mesure de prendre vos distances vis-à-vis du Général ?

Non, c’est pas le général ! (un peu énervé) C’est pourquoi que je n’aime pas la mauvaise foi !

C’est pourquoi on fait une interview ?

Je n’aime pas la mauvaise foi parce que le général Guéi est venu, il a mis une Commission consultative constitutionnelle qui était la CCCE dont le président était Ouraga Obou si je me rappelle bien. Et les différentes composantes de cette commission étaient entre autres les partis politiques. Ce sont le FPI et les associations proches du PDCI qui ont fait une alliance á l’intérieur de la CCCE pour imposer une constitution écrite et proposée par le FPI. Mon ami Attéby William qui est aujourd’hui député FPI m’a dit en l’an 2000 que c’est eux…c’est lui qui a fait la proposition du ET. Donc faut pas qu’on change l’histoire pour éventuellement mettre ça sur le dos de quelqu’un. Quand on a fait quelque chose il faut l’assumer jusqu’au bout. Cette constitution est une proposition du FPI supportée par le PDCI au sein de la CCCE qui visait sur une base mécanique le RDR, et qui ont adopté la stratégie de l’émeute permanente pour éventuellement faire passer la constitution telle qu’elle est aujourd’hui. Moi en son temps j’avais alerté les différents protagonistes. Je leur avais dit que c’était pas responsable et qu’il fallait éviter de créer des conditions d’instabilité systémique. Parce qu’il s’agissait de construire un nouveau système ! Et aujourd’hui on est dans cette logique-là ! Si vous prenez cette constitution vous voyez très bien qu’il ya des éléments qui sont complètement faux dedans. De l’article 35 á l’article 45 c’est archi-merdieux, c’est vraiment, c’est du n’importe quoi qui a été écrit là, mais en même temps on se rend compte que cette constitution a été conçue pour gérer une situation de crise. Et donc nous autres quand on pousse un peu la réflexion on se rend compte que tout était chronométré. Quand aujourd’hui on nous soulève la thèse de la guerre civile comme étant la cause de tous les malheurs on s’interroge un peu !

Vous doutez en fait, vous n’y croyez pas ?

Non ! Quand vous prenez une constitution qui vous dit que en cas de crise le président reste en place, ça veut dire quoi ? Cela veut dire qu’on prévoit la crise ou bien ? Pourquoi peut-on prévoir une crise alors qu’on est supposé sortir d’une transition du parti unique vers la démocratie si c’est pas parce que on sait qu’on a introduit des éléments qui vont occasionner cette crise-là ?

Donc vous êtes d’accord avec ceux qui disent qu’il faut une troisième République ?

( Il hausse le ton) Nous disons que…nous pour nous depuis l’an 2000 á partir du moment où il était clairement inscrit dans la constitution que l’instabilité allait advenir, il fallait dépasser cela et puis rentrer dans la troisième république. C’est pourquoi aujourd’hui nous disons qu’il est important de revenir sur les questions de fond pour qu’effectivement nous adoptons une nouvelle démarche. Ces questions de fond imposent nécessairement la remise en cause, pas de la constitution en tant que telle mais quelques éléments, quelques articles de cette constitution. Les articles qui sont liés au pouvoir du président de la République. Comment pensez-vous qu’on rentre dans une démocratie et le Président de la République, il est l’alpha et l’oméga de tout l’Etat ? Cela n’est pas normal ! Comment pouvez-vous accepter que des gens qui disent qu’ils sont des démocrates acceptent le principe de l’élection á deux tours pour le président et après ils veulent seulement des élections a un tour pour les députés ? Tout simplement pour maintenir la logique des bastions ethniques. On ne peut pas accepter ça ! Il faut revoir tous ces éléments là.

En fait c’est le régime présidentiel même, le régime politique même qui est en jeu ?

Le système politique est un problème parce qu’il crée les conditions d’une monarchie clanique, puisque dans les faits le président devient un monarque et comme il dirige toujours avec un clan et si tu n’es pas dans ce clan-là tu as un problème dans le pays. Donc cela n’a rien á voir avec une question de Koudou ou de Bedié. C’est une question liée au système. Donc nous disons aujourd’hui qu’il faut changer le système. Comment pouvez vous comprendre qu’aujourd’hui un pays comme les Etats-Unis quand le président fait des nominations, mais ceux qui sont nommés ils sont obligés de passer devant le Senat pour être interviewés, interrogés et on fouille dans leur vie ce qu’ils ont posé comme actes pour qu’effectivement le parlement américain qui donne son avis. Mais en Côte-d’Ivoire le ministre il ne dépend pas, il ne répond de rien ! Il fait ce qu’il veut et puis le lendemain il est parti. Vous comprenez ? ce n’est pas normal. On ne peut pas construire notre pays sans pouvoir remettre tout cela en cause. Donc c’est vrai les accords de Ouaga sont entrain de trainer parce que justement il est important qu’on revienne sur cette procédure pour qu’on discute, qu’on adopte un nouveau système politique dans lequel le président si il doit demeurer il ne peut pas être le chef de toute l’administration ou alors dans lequel c’est lui seul… Par exemple qu’est ce que nous on avait proposé. On avait proposé que les élections présidentielle et législatives se tiennent en même temps. Mais pourquoi les trois partis ne prennent pas position par rapport á ça, parce qu’ils savent très bien que leur objectif c’est d’être président et ensuite de truquer les élections législatives. Dans une logique de manipulation toujours des procédures électorales. Donc vous comprenez que il y a des questions de fond qui se posent. Nous nous sommes une génération qui s’est battue pour la liberté, le multipartisme. Est-ce qu’on est satisfaits avec ce qui se passe ? C’est la question fondamentale á laquelle chacun d’entre nous doit répondre. Si on est satisfait on rentre dans le système et puis on se tait mais si on n’est pas satisfaits je pense qu’il faut se battre pour que cela change.

On va passer á la transition militaire. Quel était votre niveau de responsabilité dans l’équipe autour du général Guéi Robert ?

Pour vous répondre directement je n’ai eu aucune responsabilité, je n’ai occupé aucun poste, je n’ai eu aucune nomination du tout. Pendant la période de campagne électorale á partir d’Aout 2000, j’ai géré un peu et même pas officiellement, parce que dans l’équipe de campagne de Guéi ils ne m’ont même pas mis comme responsable de campagne des jeunes. Donc je n’ai même pas occupé de poste dans son entourage.

Mais vous avez quand même battu campagne pour lui ?

Oui j’ai battu campagne pour lui en tant que société civile.

En tant que société civile pour le Général Guéi Robert ?

Je n’étais pas dans son équipe de campagne, vous pouvez consulter toutes les archives pour cela. On avait estimé á cette époque que la guerre entre le FPI et le RDR allait conduire le pays dans le désordre donc il fallait éviter cela, sur cette base-là pour permettre á la stabilité de notre pays d’être il fallait permettre á Guéi de continuer le mandat.

Pendant les élections lorsque la tension est montée, aviez-vous accès au général Guéi Robert dans ces moments ?

Non. Moi j’ai fini la campagne le vendredi soir et puis je suis rentré. On a eu que 10 millions pour la campagne, il faut que je vous précise ça. Donc on a repartie cette somme entre toutes les associations. Et puis quand nous on a fini la campagne moi je suis rentré complètement éreinté. Samedi je suis tombé malade jusqu’à pratiquement le mardi, le mercredi. C’est donc au nom de la CAUSE (La Coalition pour la Stabilité en Eburnie) notre structure, que j’ai fait campagne pour Guéi parce que j’estimais que les dés étaient pipés et telles que les choses étaient on rentrait dans une dynamique de guerre.

Mais apparemment vous n’avez pas été bien compris ?

Je n’ai pas été bien compris parce que á cette époque le débat était piégé globalement. Parce que les partis dominant aujourd’hui sur l’échiquier politique avaient chacun leur agenda. Il faisait tout pour que ce soit leurs points de vue qui comptent. Guéi n’avait en tant quel tel pas un appareil politique, il s’est fait entouré pour l’essentiel des responsables du FPI et du PDCI. Sa direction de campagne était tenue pour l’essentiel par les cadres du PDCI très proches comme on le constate aujourd’hui de Bédié. Vous comprenez que l’individu n’étant pas un homme politique il s’est fait rouler dans la farine par la coalition du front patriotique qui était composée á cette époque du FPI et du PDCI. Donc, c’était normal ce qui s’est passé par la suite. Moi en réalité c’est sur une base de principe que, parce que j’avais clairement indiqué á Laurent (Gbagbo) que moi je n’étais pas pour que on lutte pendant 10 ans et á l’arrivée il y ait une gestion aussi approximative des conditions électorales. Donc c’est pour marquer mon désaccord officiel d’avec lui que j’ai soutenu Guéi. C’était ça ma position officielle ! Je pouvais si tu veux,… beaucoup de mes camarades m’ont reproché cela. Ils m’ont dit non toi tu n’as pas agit en homme politique tu as agit sur le coup de l’émotion ! Je peux le reconnaître mais moi je ne peux pas faire la politique dans ces conditions. Tu préfères, parce que tu penses que tu vas devenir un homme providentiel, tu préfères que les autres aillent á la casse-pipe et puis bon toi tu reviens comme un sauveur. Moi j’ai préféré faire ma rupture officielle avec tous ces camarades pour leur montrer mon désaccord total de la procédure et des questions de fond.

Mais par la suite vous avez rompu d’avec l’UDPCI ?

J’étais á Londres quand il ya eu la création de l’UDPCI. Avant de quitter Abidjan il ya eu la création de l’Alliance des Forces Démocratiques avec Ballo Yacouba, comme un parti. Moi j’étais maintenant á Londres entrain de finir ma thèse et le général m’a appelé pour me demander de faire en sorte que nous puissions rejoindre les anciens du PDCI qui étaient avec lui pour créer l’UDPCI, je lui avais dit que franchement j’estimais que c’était un peu difficile parce que eux ils avaient une idéologie, une vision différente de la mienne. Il m’avait rassuré comme quoi il fallait qu’on constitue un front et que même si nous on avait l’Alliance, il souhaitait qu’on soit autour de lui. C’est comme ça j’ai donné ma caution pour que les camarades de la CAUSE qui étaient les membres fondateurs de l’Alliance des Forces Démocratiques, que dirigent aujourd’hui Ballo Yacouba puissent rejoindre le parti que le général était entrain de mettre en place. Donc il a créé le parti, je n’étais pas á Abidjan et puis il a fait son bureau et il m’a mis dedans. Et on a même pas pu faire une réunion de bureau et il a été exécuté comme vous le savez. Je n’ai même pas pu participer á une réunion de direction de l’UDPCI. 

Qui sont ceux qui vous en voulaient devant la RTI le jour de la prise de pouvoir par Laurent Gbagbo ?

Non, personne ne m’a en voulu. Ce qui s’est passé ce jour lá, moi j’étais á la maison chez ma belle mère, une Libanaise (elle est aujourd’hui décédée paix á son âme), qui s’est fait d’ailleurs agressée par des gens au lendemain de la crise de 2002, je remercie ces camarades-là. Parce soit dit en passant cette dame, c’est elle est qui a servi de siège á la FESCI pendant toute la période où j’ai été Secrétaire Général, comme ils ne connaissent pas l’histoire ils ont violé vraiment un totem qui était vraiment grave. C’est cette bonne dame qui nous a servi de toit et de siège pendant toutes ces années de braise. Et les gens sont venus me trouver là pour me dire que le peuple exigeait que Guéi quitte le pouvoir. Moi j’étais malade, je leur ai dit mais moi je suis couché chez moi. Donc les gendarmes m’ont arrêté et puis bon on m’a entrainé devant la RTI où il ya avait des milliers de personnes dont certains ont fait mouvement vers moi, parce qu’on savait que j’avais une position de principe. Je suis resté là et puis après á 17 heures les militaires m’ont déposé chez mon grand-frère. J’ai attendu que la situation se calme et au mois de novembre je suis revenu á Londres.

Londres. Ça me donne l’occasion d’introduire un propos de l’un de vos camarades. Il dit ceci : « je lance un appel à nous retrouver afin de voir ensemble quels sont les voies et moyens que nous pouvons utiliser pour réorienter cette lutte. Notre pays a besoin de nous. Il faut que nous nous retrouvons d’une manière ou d’une autre pour réorienter cette lutte. Car, avec la guerre et le gouvernement actuel, nous voyons tous que l’objectif n’a pas été atteint » je cite ici votre camarade Lago Grécko lors de l’émission radio sur ce même portail, l’hommage au regretté Charles Groguhet. Qu’est ce qui s’est passé depuis lors au niveau des contacts et des initiatives ? Avez-vous contacter vos anciens camarades de la diaspora qui aujourd’hui sont des acteurs politiques ?

Disons que moi je suis retourné en Côte-d’Ivoire. J’y vie. Je suis sur le terrain entrain de mener le combat. Je dis qu’il est important que tous ceux qui se reconnaissent dans cette vision qui n’a jamais été différente de celle pour laquelle nous nous sommes battus, il est important qu’on se retrouve et donc je suis certainement de cet avis.

Je relance ma question. Avez-vous des contacts parce-que ceux-là c’est la génération ? Les Dékpai et tous les autres ?

Il faut qu’on se comprenne très bien. Pour la majorité on s’est retrouvés á Londres et d’autres camarades sont partis dans d’autres pays européens. Et á Londres moi je leur ai fait une proposition qui consistait á créer une structure économique qui allait nous permettre de soutenir financièrement l’organisation sur place parce que, effectivement il y a avait un danger de détournement idéologique sur la base des contraintes matérielles. Cette proposition a été rejetée en bloc par certains camarades qui estimaient qu’il fallait qu’ils créent un parti politique á cette époque là. Je leur avait dit que c’était prématuré. Ils ont créé les partis. Moi je me suis plutôt mis dans les mouvements associatifs pour la consolidation de la démocratie et pour la lutte contre l’ivoirité. Après quand il ya eu le coup d’état ceux qui ont créé leurs partis politiques ont toujours existé jusqu’aujourd’hui. Moi je suis revenu en Côte-d’Ivoire en 2008 pour éventuellement être sur le terrain. Je dis aux camarades de faire le bilan de nos activité et de se rendre á l’évidence. Pour moi, c’est le mot d’ordre de l’unité et d’actions sur la base d’analyses sereines de la situation qui doit aujourd’hui privilégier nos rapports. C’est par exemple le cas avec le camarade Dékpai et beaucoup d’autres camarades qui sont entrain de me parler en ce moment, c’est sur cette base que vraiment on est entrain de travailler.

Mais et les camarades comme Gérard, Apollos, Tohou ? Les deux derniers ont été responsables de partis politiques…

Non ils sont ! Il n’ont pas été. Ils sont encore.

Autant pour moi…

Disons que on a des contacts, pas avec tout le monde mais certains. Il faut dire aussi que certains ont pris des positions tout á fait claires dans la crise actuelle, dans lesquelles on ne se reconnaît pas. C’est pourquoi je dis que c’est pas une question d’amis, c’est une question d’idéologie. Donc si on a la même idée, la même vision on peut se retrouver pour voir comment on va mener le combat ensemble. La dernière fois que j’avais échangé avec Tohou Henri il était question qu’on se mette dans la dynamique de la 3e voie, puisque lui-même il ne se reconnaît pas dans les deux structures et puis finalement, bon je crois qu’ils (NDLR MLTCI-USP) ont monté une coalition et cette coalition n’a pas vraiment donné les résultats escomptés. Mais c’est pas ce qui est grave. Ce qui est important c’est qu’on fasse une analyse commune et qu’on se mette d’accord sur les modalités pratiques du combat. Je crois qu’aujourd’hui la Côte-d’Ivoire attend que ceux qui ne se   reconnaissent pas dans ce système de connivence et de pillage se mettent ensemble et qu’ils ramènent la liberté et la démocratie et qu’ils donnent un espoir pour le développement économique de notre pays. Vous savez très bien qu’aujourd’hui certaines rumeurs nous parviennent comme quoi certaines personnes veulent se mettre á manifester pour faire dérailler le processus de Ouaga alors que eux-mêmes ils ont signé des accords. Deux choses l’une. S’ils refusent les accords qu’ils le disent publiquement mais on ne peut pas mettre le pays dans un processus de chantage permanent et puis finalement on ne sait pas ce que les gens veulent. Donc moi je crois que c’est un sursaut, je dirai nationaliste et démocratique qu’il faut et á cela je crois que tous ceux qui se reconnaissent dans l’esprit FESCI devraient être á nos cotés, sur la même ligne pour que, on puisse mener ce combat.

A votre niveau la porte est donc ouverte ?

Moi je suis absolument ouvert. Pour les camarades du MLTCI vous savez très bien que Siriki Konaté était un militant du MLTCI, les statuts du MLTCI (NDLR Mouvement pour la Libération Totale de la Côte-d’Ivoire) c’est Siriki qui les a rédigés. Vous comprenez qu’en ce moment-là, ça suppose qu’au niveau de leur parti qu’ils fassent le point, quelle est leur positon actuelle ? Est-ce qu’ils sont toujours d’accord avec la dynamique actuelle au plan nationaliste dite patriotique ici ? Est-ce qu’ils sont d’accord pour qu’on continue avec la société de connivence. Bon! Je crois que c’est á leur niveau qu’ils doivent répondre á cette question. Et ils devront prendre une disposition par rapport aux perspectives. Mais en tout cas moi je ne me reconnais pas dans l’économie de connivence et de pillage qu’il y a dans ce pays et donc je pense qu’il faut qu’on fasse une ouverture assez large pour que tout le monde se sente concerné dans un combat commun.

Ça c’est au niveau de l’Europe mais au niveau du pays il y a quand même des camarades qui sont assez engagés comme Djué, comme Pikass, comme Blé Guirao , Yayoro etc.. au niveau de leur partis respectifs ?

Oui, mais eux ils sont des militants de leur parti on ne peut pas leur demander de quitter leur parti. Je crois qu’ils sont suffisamment responsables pour assumer leur rôle où leur fonction dans l’organisation interne de leur parti. Ce sont des amis, des camarades. Je suis souvent en contact avec le frère, le camarade Djué. On échange très souvent. Ce qui est intéressant c’est que même si on n’a pas les mêmes opinions on a quand même gardés des rapports tout á fait civilisés entre nous. Ça c’est très important.

Pour revenir á l’actualité. Le gouvernement ivoirien mène actuellement une campagne de presse afin de démontrer au monde que votre pays la Côte-d’Ivoire est un pays pauvre, donc éligible au programme PPTE. Comment réagissez vous face á cette démarche ? 

C’est comme si on faisait des calcules dans le genre pour qu’ils effacent nos dettes et puis á partir de ce moment on répare á zéro. Je crois clairement que c’est dans leur stratégie. Mais moi j’estime que c’est absolument scandaleux. C’est la même chose avec la signature des APE. Nous sommes toujours dans la stratégie de la quémande et ça je ne vois pas de futur dans cela. Il s’agit aujourd’hui d’avoir une élite politique capable de regarder les problèmes que nous avons et de trouver des solutions idoines. Mais il ne s’agit pas de faire la politique de la terre brulée tout en cherchant des pompiers demain pour les éteindre. En d’autres termes je crois très bien que ce que la Côte-d’Ivoire doit faire aujourd’hui c’est de changer d’équipe et de voir concrètement dans quelle direction elle doit partir. Les prochaines élections nous nous avons dit que c’est le choix entre ceux qui sont responsables de la situation actuelle et ceux qui ont refusé d’être dans cette dynamique.

C’est le choix que vous allez proposer aux ivoiriens ?

Justement ! c’est ca, les Ivoiriens doivent être très vigilants parce que si le même système revient, il est clair qu’il n’y aura pas de changement. Comment vous voulez que des gens compromis jusqu’à la moelle épinière puissent remettre les pratiques et les actions qu’ils ont posés jusqu’aujourd’hui en cause. Donc pour nous c’est clair il ne s’agit pas de lutter pour être classé comme PPTE, il s’agit de faire en sorte que notre pays rentre dans l’ère de son industrialisation, l’ère de son développement. C’est clair !

C’est pour quand la publication de votre projet de société, celui de l’UDL ?

Nous avons notre projet de société qui a été tellement pillé par un certain nombre de partis frères, nous attendons éventuellement notre congres et puis après notre congres publier. Beaucoup de nos idées sont déjà en circulation, sont déjà appliquées. Vous savez par exemple que dans le cadre de la stratégie de la décentralisation c’est nous qui proposons par exemple de réduire les régions, de les faire passer de 19 á 12 pour que, éventuellement ces régions correspondent aux entités anthropologique du pays, pour que effectivement au niveau de la composition démographique aussi ça corresponde á une réalité. Il ne s’agit pas de créer des régions comme par exemple celle de Bafing qui n’a même pas 200.000 habitants. Il s’agit aussi de faire en sorte que ces régions ait une entité de personnes pour qu’on puisse faire chaque année des bilans économiques ouverts. Dans notre programme nous avons aussi prévu le changement radical de la composition du Conseil économique et social. Nous souhaitons que le conseil économique devienne l’expression des agents de développement étatique que sont les conseils généraux et éventuellement les conseils régionaux que nous allons mettre en place. Vous voyez que nous avons beaucoup d’idées mais pour le moment on les laisse dans le tiroir en attendant d’y voir un peu plus clair dans ce qui va se passer. Certainement trois ou 4 mois avant la date des vraies élections on aura un programme qui est déjà prêt.

C’est une stratégie de communication que vous avez adoptée á l’UDL ?

Exactement !

Supposons que le Docteur Ahipeaud est élu Président de la République de Côte-d’Ivoire. Le nombre de ministres dans son gouvernement ?

24 !

Et pourquoi 24 ?

Parce que nous avons rationnalisé les postes ministériels et dans notre programme de gouvernement on a estimé que les 24 ministres correspondaient á ce qu’il faut pour gouverner la Côte-d’Ivoire et vraiment avec beaucoup de rationalité, avec une option tout á fait claire á la séparation des taches entre le Premier Ministre et le président et effectivement une orientation tout á fait particulière des différents ministères.

Le service militaire obligatoire ? L’UDL le réintroduit ?

Absolument ! Nous allons imposer le service militaire obligatoire. Nous considérons l’école et l’armée comme les lieux de formation á la citoyenneté.

Vous êtes docteur. Pourquoi ne pas continuer tranquillement votre carrière académique ?

Vous savez c’est vraiment la chose la plus facile á faire (rire). Devant les souffrances des populations, devant notre indignation est ce que on peut dormir tranquille en étant en occident ici entrain de gagner 50.000 pounds par an. Et puis ça vous rattrape automatiquement, parce que vous êtes obligés d’intervenir au quotidien auprès des populations. Ce que nous voulons faire, c’est vraiment un sacrifice de notre personne en même temps pour que effectivement au lieu que les ivoiriens qui sont á l’étranger soient obligés chaque fois de résoudre les problèmes locaux aux travers de leurs parents, il faut que l’Etat de Côte-d’Ivoire redevienne normal, et que l’économie de notre pays reprenne pour qu’effectivement la Côte-d’Ivoire soit ce qu’elle doit être. Non pas en tant que entité qui se recroqueville sur elle-même mais en tant que expression de la nouvelle Afrique, de la nouvelle dynamique noire qui aujourd’hui peut être représentée par la figure emblématique d’Obama. C’est-à-dire une Afrique, un continent qui gagne et non pas un continent où des pays qui sont toujours en déliquescence.

D’Accord. Supposons que vous êtes élus quels rapport entrevoyez vous avec la France, l’ancien colon ?

Nous, nous allons considérer la France comme un pays ami, un pays frère. C’est clair qu’aujourd’hui nous sommes á l’ère de la technologie, á l’ère de l’Internet donc les conditions ont changé. En 1960 quand on signait les accords de coopération on n’avait pas plus d’une trentaine de diplômés d’universités. Aujourd’hui comme je vous l’ai déjà dit, il ya quelques années de cela on avait jusqu’à 1000 médecins au chômage. Donc les contextes ont changé je crois que les réalités peuvent aussi changer. Mais c’est en toute responsabilité, en toute compréhension dans nos intérêts mutuels, je ne crois pas qu’il faut voir la France comme un pays ennemi, bien au contraire la classe politique actuelle française comprend elle-même la nécessité du changement dans une nouvelle dynamique.

Et l’armée, l’Armée ivoirienne quelle place d’ensemble lui donnez vous au niveau de la société ivoirienne ?

Ca sera une armée de développement.  Parce que nous estimons qu’elle doit avoir non seulement une fonction de défense nationale mais aussi doit intervenir activement dans le processus de reconstruction nationale au niveau des grands travaux, au niveau même surtout de la conception de la dimension culturelle et scientifique de notre pays. Nous ne pouvons pas entrevoir notre Nation se développer sans une infrastructure militaire capable de concevoir de la science, de la planifier, de la créer et de la faire avancer. Nous sommes dans une dynamique qui nous permettra éventuellement de positionner notre pays et notre armée comme des forces majeures de développement économique non seulement de notre pays mais de l’ensemble de la sous-région.

Un mot pour les ivoiriens, les pauvres, je veux parler de ceux qui, dans le rapport dernièrement sorti du ministère du plan vivent avec moins d’un dollar par jour ?

Moi je pense que cela ne peut être une fierté pour un ministre de la République de crier sur les ondes du monde que la Côte-d’Ivoire á la moitié de sa population qui vit avec 450 Francs.

C’est la même stratégie dont on parlait des PPTE, de l’admission …?

Oui bien sur ! Mais c’est ce que je dis, que c’est honteux. Je crois qu’on aurait pu fermer notre bouche et puis dire que vraiment on a honte de parler de cela. Parce que pendant ce temps ceux-là qui parlent de ça ne sont pas prêts d’être des pauvres.

C’est le paradoxe ?

Je crois qu’il est important que les ivoiriens se souviennent que l’objectif d’un Etat c’est pas d’appauvrir sa population pour bénéficier de quelques mesures que ce soit, mais c’est de faire en sorte que la richesse prenne de l’ampleur et de l’essor pour que tout le monde soit capable en regardant les autres d’en face d’être fier et d’être digne. Mais l’ indignité dans laquelle notre pays et notre peuple vit devait vraiment faire vomir les hommes politiques, et c’est ce sens qui m’anime et me conduit aujourd’hui dans ce combat.

En tout cas Docteur on a fini, nous avons presque fini, j’ai une toute dernière question pour vous. Votre dernier mot aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens ?

Je pense qu’aujourd’hui on est en 2009. Depuis 2000 nous nous avons alerté les ivoiriens. Nous leur avons dit que ce qui venait était très grave, il fallait assumer nos responsabilités. Il fallait éviter que l’imposture prenne en tout cas, prenne le pays en otage. Nous n’avons pas réussi cela. Aujourd’hui est ce que nous devons laisser faire ce qui se passe dans notre pays ? Est ce que on est fier ? Est ce que on est content de voir notre pays avec un taux de pauvreté aussi élevé ?   Comment aujourd’hui on peut être fier d’être un pays PPTE, la Côte-d’Ivoire ! Est-ce que en tant que jeunes dans notre pays on peut être fier de se considérer proche de la tombe á partir de 41 ans ? Vous savez très bien que l’espérance de vie aujourd’hui est descendue jusqu’à 41 ans ! Est ce que tout cela c’est quelque chose qui nous plait ? Moi je pense qu’il ya deux attitudes. Soit on estime que ce sont des choses normales, qui sont naturelles qui nous arrangent et alors on se complait la dedans. Ou alors on n’est pas d’accord et je pense que seule la lutte paye ! C’est le slogan que nous devons aujourd’hui répéter á l’ensemble des Ivoiriens. Il faut qu’on se lève, qu’on dresse la tete et qu’on dise non á l’imposture, non á l’ignominie, non en tout ce qui se passe pour qu’effectivement une nouvelle dynamique soit imposée. Il faut qu’on est la liberté de choisir notre président cette année et que ce nouveau président soit celui qui va ramener non seulement la paix, mais la prospérité dans notre nation. Je crois qu’aujourd’hui ce président sortira forcement des candidats de la troisième voie.

On a fini camarade !

Merci frère, ça été long hein !

C’est toi que je remercie!

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www.connectionivoirienne.net – Interview du Dr Martial Ahipeaud – 2ème partie le 30 janvier 2009

Posté par drmartialahipeaudpresse le 7 février 2009

  http://www.connectionivoirienne.net/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=5297&cntnt01returnid=27Interview Exclusive: Dr Joseph Martial Ahipeaud Président de l’Union pour le Développement et les Libertés (UDL) á cœur ouvert !

30/01/09  •  le Journal de Connection  •  Catégorie : Articles les plus lus

Par Gbansé Douadé Alexis -Rédacteur en chef du Journal de Connectionivoirienne.net

Premier Leader historique de la célèbre la FESCI, il veut être le prochain Président de la République de Côte-d’Ivoire. Deuxième et avant-dernière partie d’une Interview inédite !

L’actualité dans votre pays la Côte-d’Ivoire se sont les consultations électorales sans cesse reportées depuis 2005. Quelle appréciation  faites vous de ces reports successifs vous qui êtes candidat aux élections ? Avez-vous le sentiment que les élections pourront être organisées cette année ?

Non. Moi je vais vous dire clairement. Les accords de Ouagadougou, je pense que ce sont pour 80% nos propositions que nous avons faites au mois de septembre 2006. Quand nous avions fait cette adresse on avait pas encore créé le parti, on était dans une espèce de groupe de réflexion, la question fondamentale qu’on se posait était, mais comment faire pour sortir de cette histoire. Et donc on a fait des propositions qui sont sorties en pleine période de déchets toxiques. Trois mois plus tard on nous appelle pour nous dire que les differents acteurs que nous avions contactés avaient pris note et qu’ils rentreraient en négociation. Nous avons suivi le processus jusqu’à ce que ça aboutisse aux accords de Ouaga. Donc les Accords de Ouaga en tant que tel sont plus ou moins notre inspiration intellectuelle. Ces accords en soit sont bons et il faut les appliquer avec des esprits assez ouverts. Le seul problème c’est qu’il ya eu une annexe secrète qui a dit qu’il fallait pousser le processus sur 3 ans et donc nous sommes dans un scenario de 3 ans de transition non officielle. C’est pour ça que fondamentalement tout est mis en œuvre pour qu’on aboutisse à 3 ans sinon en réalité je pense qu’au bout d’un an ou 18 mois on peut parfaitement organiser les élections. C’est pour vous dire que c’est une question de volonté politique de faire trainer les choses jusqu’en 2010. Ce que nous avons dit aux differents acteurs c’était d’avoir le courage de dire aux Ivoiriens clairement que la transition c’est pour 3 ans qu’il n’aura d’élections qu’à partir de Mars 2010, dans ces conditions tout le monde est informé et, ce qui se passe maintenant c’est qu’on va suivre le processus jusqu’à ce qu’il aboutisse. Mais tel que ça se passe on a l’impression qu’ils se foutent des Ivoiriens et cela n’est pas bien.

Etes vous à mesure de confirmer l’existence de ces annexes ?

Moi je vous dis que nous dès le mois de septembre 2007, nous avons dénoncé le principe d’organiser les élections à la fin de l’année 2007, nous avons dit que c’était irréaliste. Selon les informations que nous avons de ceux qui ont plus ou moins participé à l’intérieur du pouvoir burkinabé ou du pouvoir ivoirien à la confection de ces accords là, il était clair que c’était 2010. Nous avons officiellement au mois de septembre fait une déclaration pour dire que les signataires doivent être sérieux avec les Ivoiriens et leur dire clairement que les élections sont dans leurs têtes prévues pour 2010. Dans ces conditions ils n’auront pas à singer, à traficoter, ils iraient directement au but, ils prennent les Ivoiriens pour des imbéciles et c’est ça qui me gène parce que malheureusement pour eux ; on est pas à l’époque où on était en 63 où il n y avait que quelques diplômés, il n’y avait que quelques bacheliers, aujourd’hui on a même des docteurs qui sont des chômeurs, on des étudiants qui sont en doctorat mais gérants de cabines téléphoniques, donc c’est pour dire que le niveau intellectuel de la nation est assez élevé, il faut quand même être sérieux c’es tout !

On va rester dans les APO pour évoquer la polémique sur le désarmement des forces nouvelles avant ou après les élections ? Que dit l’UDL sur cette question cruciale ?

Moi je vous dis que, je vous disais tout cela fait parti d’un scénario, donc nous on ne va pas être distrait par ça. Tout le monde sait très bien que le désarmement c’est la fin du processus, il ne peut pas avoir d’élections en CI sans qu’il y ait eu de désarmement. Mais aussi pour qu’il est le désarmement il faut éventuellement que les conditions soient réunies, dans un contexte où personne ne fait confiance à qui ce soit comment voulez vous que les gens désarment ? D’un autre coté effectivement comme ils se sont mis dans un deal pour dire qu’ils vont aller jusqu’en 2010 ils soulèvent de faux problèmes à tout moment. Nous nous avons dit clairement que s’ils estiment qu’ils ont un problème pour gérer leur propre procédure ils n’ont qu’à convoquer  une conférence au plan national comme ça on verra et comme ça il va avoir une réappropriation de ces accords par les Ivoiriens eux-mêmes, comme cela il va y avoir un nouveau processus qui va être dégagé et je crois que dans le cadre de ce processus là, je pense qu’il sera actuel que le désarmement ait lieu. Mais tant qu’on est dans un complot interne entre les protagonistes pour éviter d’organiser les élections tout ce qu’ils soulèvent comme problèmes je pense que c’est des faux-fuyants.

Vous donnez donc raison à ceux qui estiment qu’il ya un partage du pouvoir qui a été fait à Ouaga ?

Il ya un partage du pouvoir de fait ! Il ya une volonté manifeste de refuser la reprise du processus historique dans le sens de la démocratisation effective du pays. Donc nous, quand nous proposions ce qui est devenu aujourd’hui les accords de Ouaga nous avons dit clairement que c’est dans le cadre de la nouvelle armée nationale qu’on peut parler de désarmement. Mais on ne peut pas prendre 2000 personnes ici, 4000 personnes ici, des miliciens, des ex rebelles les mettre dans une armée qui quoi qu’on dise a toujours été une armée républicaine et respectueuse de la hiérarchie politique pour qu’on puisse nous dire qu’on est entrain de créer une nouvelle armée ça n’a rien à voir. Nous nous avons dit que par exemple dans le cadre même de la constitution de cette nouvelle armée il aurait fallu lancer un processus de recrutement ou on ne tiendrait pas compte des cartes d’identité des gens c’est-à-dire que tous ceux qui viendraient on ne saurait pas leur identité dans un premier temps, c’est après la sélection après le passage des exercices physiques et intellectuels qu’on pourrait éventuellement mettre en place cette nouvelle armée. Mais on ne peut pas prendre 5000 hommes de Bogota (NDLR nom de code de Soro Guillaume alors leader syndical) et les mettre dans l’armée, vous pensez que comment ils vont réagir par rapport aux autres qui les ont déjà perçus comme des éléments infiltrés de la rébellion, ils vont toujours avoir ce label, même s’ils sont dans l’armée cela va poser un problème de stabilité. Nous on estime aujourd’hui à l’UDL que la solution ce n’est pas ça. Vous savez aujourd’hui que nous traversons une crise économique très très grave. Ce qui va se poser dans les prochains mois ou années c’est des questions de survies des nations, dont si nous avons des gens qui ont eu assez de courage pour prendre des armes pour se battre les uns contre les autres je pense que ceux-là il faut les utiliser pour le développement économique de la Nation. Pourquoi ne pas lancer des projets de développement dans le Nord pour que ces jeunes là deviennent des éléments qui participent à ce processus. Nous avons par exemple le projet Sorgho qui peut nous permettre de créer pratiquement 10 mille emplois. Pourquoi ne pas permettre de mettre en place ce genre de projets ou alors un projet d’hévéa pour que effectivement notre production dans ce sens là s’améliore avec les miliciens qui sont à l’ouest. Voilà des projets qui peuvent permettre à ces jeunes là de dépendre d’eux-mêmes.

Mais on leur a promis des kits de démobilisation ou de désarmement je pense de 300, 500 euros ?

Non, ils ont promis 500 mille francs à chacun. Mais moi je vais faire un calcul. 500 mille francs multipliés par 10.000 personnes globalement, cela nous fait pratiquement 5 milliards, pourquoi ne pas prendre cet argent et en faire un projet de développement dans lequel ils vont s’intégrer et puis demain ils vont non seulement être des opérateurs économiques mais ils vont participer à la reconstruction de la Nation. C’est de ça qu’il s’agit. Par exemple si on prend le projet rizicole que nous voulons proposer qui a pour objectif de mettre à la disposition de 100 mille jeunes à peu près 300 mille hectares de parcelles qu’il aura dans toute la Côte-d’Ivoire, on peut effectivement produire d’ici un an ou deux, 1 million sinon deux millions de tonnes de riz. Voilà des projets qui vont nous permettre de non seulement occuper les jeunes mais de leur donner une conscience sociale. Vous comprenez que quelqu’un qui gagne pratiquement deux à quatre millions de francs à chaque récolte ne va pas être prêt à suivre n’importe qui, vous comprenez. Mais si on leur fait des propositions comme dans le genre on va te donner 500.000 Francs et puis tu vas aller te promener où tu veux aller, ou rentrer dans une armée où déjà tu serais étiqueté, je crois que c’est pas du tout réfléchi. Pour nous il y a des solutions qu’il faut exploiter si l’objectif est de permettre à tout le monde de rentrer dans une dynamique, on peut comprendre mais sinon on fait autre chose et c’est ce qu’on voit aujourd’hui comme résultat.

A vous entendre les Ivoiriens ne sont pas au bout du rouleau ?

Disons que c’est pas parce que les ivoiriens ne sont pas au bout du rouleau, c’est parce que certaines personnes pensent qu’elles peuvent prendre le temps. Mais le problème c’est qu’aujourd’hui on a pratiquement 6 millions de jeunes qui ont entre 18 et 35 ans et eux ils ont besoin de travail, ils ont besoin d’être nourris, ils ont besoin d’être soignés. Moi je suis enseignant à l’université de Bouaké je vois un peu, c’est la catastrophe et donc pendant que certains qui estiment qu’ils étaient riches avant de devenir des hommes politiques ou d’accéder au pouvoir comme un des élus de notre région l’affirme dans un journal aujourd’hui (NDLR 23 janvier 2009). Pendant que eux ils se la coulent belle la base est entrain de les regarder. Et c’est pour combien de temps ?

Vous faites sûrement allusion au ministre Yao Paul N’dré ?

Je n’ai pas envie de citer de noms, mais je pense que tout le monde à accès à l’Internet aujourd’hui donc quand des gens nous disent que en tant qu’enseignants ils avaient des moyens, bon moi je suis étonné que ce soit aujourd’hui qu’ils construisent des maisons de deux cents millions ! Pourquoi ils n’ont pas construit ces maisons avant d’être au pouvoir ? Pourquoi ils ne roulaient pas dans des Q7 comme certains amis qui sont à Abidjan, avant d’être au pouvoir ? S’ils étaient aussi nantis que ça ? Donc il ne faut pas qu’ils nous racontent des histoires, en réalité il se trouve que des opportunistes ont pris le pouvoir. Dans l’entourage du parti au pouvoir aujourd’hui ils gèrent le pouvoir en mettant en avant le Président, mais en réalité c’est eux qui tiennent toute la dynamique, donc ils font ce qu’ils veulent du pouvoir qu’ils ont conquis en 2000 !

Que pensez vous de l’engagement de votre jeune frère Soro Guillaume, vous qui l’avez connu à la FESCI dans ses débuts ?

Bon, comme je l’ai dit à Paris je ne l’ai pas connu en tant que tel. C’est-à-dire que Soro il est arrivé au moment ou moi je m’apprêtais à partir, ce sont à peu près 18 mois qu’il a passé entre nos mains comme déjà responsable à Vridi sous Saddam Hussein. Vous voyez ? C’est des jeunes que nous avons formés au moment où on était entrain de partir. On ne peut donc pas dire qu’on s’est connus en tant que tel parce que moi j’étais déjà sur le départ et donc on a préparé une équipe qui les a conduits, ceux qui ont vraiment travaillé avec eux c’est les Blé Guirao et tous les autres camarades.

Mais vous le rencontrez de temps à autres depuis qu’il est devenu Premier Ministre ?

Disons que je l’ai rencontré une seule fois, au mois d’août dernier. On a eu à discuter, on a fait le point. Je lui ai donné mon point de vue, je crois qu’on avait partagé des idées communes. Il connaît mon point de vue sur l’ensemble de la procédure actuelle puis dans tous les cas on est dans une dynamique où chacun à une vision tout à fait claire de la situation et puis je crois qu’éventuellement si on a pour intérêt la Côte-d’Ivoire on doit travailler dans ce sens-là.

Quels sont vos rapports avec les grands partis politiques ivoiriens ? PDCI, RDR, FPI etc.. ? Pas sur le plan personnel mais au niveau de l’UDL ?

Disons que l’UDL est entrain de construire ce qu’on appelle la troisième voie, c’est-à-dire que nous voulons nous mettre à équidistance des deux grands rassemblements que sont le CNRD de Gbagbo et le RHDP de Bédié et de Ouattara. Nous estimons que la cause et les conséquences de tout ce que nous vivons viennent de leurs contradictions personnelles d’abord et politico-idéologiques ensuite, donc on a pas de rapports. Mais nous sommes entrain de rassembler, nous sommes en pourparlers avec d’autres organisations pour que nous puissions constituer la 3e voie.

Et quels sont ces organisations ?

Il ya des partis politiques, des associations, il ya des leaders d’opinion aussi, c’est pas un mouvement qui va regrouper uniquement des partis, il faut que cela puisse dépasser les partis politiques ça va être un mouvement social.

Je reviens à la FESCI, Vous étiez à Abidjan durant la transition militaire, durant la crise des machettes à la Fesci en 1999-2000…vous qui êtes le premier secrétaire général connu de la FESCI comment avez-vous vécu ces événements ?

Disons que moi j’étais à Londres où j’étais entrain de faire mes recherches pour finir ma thèse et au mois d’avril on m’a appelé d’urgence à Abidjan parce qu’il y avait les 10 ans. Et quand je suis arrivé je me suis rendu compte qu’en fait c’est parce qu’il y avait la crise des machettes.

Vous dites on vous a appelé, qui vous a appelé ?

Ce sont les responsables du ministère de l’éduction nationale de monsieur le ministre Amani, il y avait le ministre, le professeur Séry Bailly, il y avait Blé Goudé et bien entendu le général Guéi qui tous après une analyse de la situation ont estimé que j’étais à même de pouvoir être le pacificateur, aujourd’hui on pourrait m’appeler un facilitateur. J’ai permis de créer les conditions d’un dialogue direct entre la tendance de Doumbia Major et celle de Blé Goudé. Ce qui nous a permis malgré les conditions tout à fait difficiles dans lesquelles nous travaillions ; parce que chaque groupe était très très suspicieux de l’autre, on a fait des réunions avec des gens hyper armés mais vue notre position d’aînés ils nous ont respecté et ça nous a permis de retrouver la paix. C’est donc sous notre direction politique que les tendances ont déposé les armes et puis on a pu avoir une année scolaire tout à fait positive. C’est lors de cette période que j’avais effectivement pris peur pour ce qui allait se passer par la suite.

C’est la question que je m’apprêtais á vous poser. Quelles sont les implications de la crise á la FESCI dans celle plus tard de septembre 2002 ? Voyez vous des relations, des interconnexions, des similitudes ?

Disons que déjà la guerre des machettes était le prélude de la guerre civile puisque le coup d’état qui a été fait par les militaires proches du FPI et du RDR a permis de mettre en exergue les contradictions qu’il y avait entre les ex partis du Front Républicain à partir du moment où, il y a eu une confrontation entre ces deux tendances à l’intérieur du CNSP (NDLR Comité National de Salut Public ) qui était l’organe de direction de la transition militaire. Effectivement ils ont commencé la confrontation par les étudiants interposés. A la tête d’une délégation d’anciens responsables de la FESCI, le mouvement des anciens qu’on appelait le MARFES, nous avons essayé d’organiser encore un dialogue entre Laurent (NDLR Gbagbo) et Ouattara (NDLR Allassane), parce que nous avions identifié clairement les causes de la dérive qui était leur compétition farouche pour la présidence et donc nous avions souhaité que les deux lancent des appels au calme et qu’ils s’entendent pour éviter le pire pour notre pays. Mais Laurent nous avait clairement dit que lui il était dans la stratégie de la conquête du pouvoir. Ouattara disait que lui n’avait rien à voir et que le problème venait de Laurent, bref les deux sont rentrés dans cette logique là. Je crois c’est la suite dans laquelle nous sommes aujourd’hui.

Toujours sur la FESCI. J’ai été sur le site de l’UDL aujourd’hui (NDLR 23 janvier 2009) et j’ai relevé un passage qui m’a marqué, dans vos vœux de nouvel an aux Ivoiriens et Ivoiriennes. Et je vous cite : « ma génération reste mon inspiration »

Bien sur !

A vous lire la question qui me vient á l’esprit est celle de savoir si vous avez avec vos anciens camarades suffisamment évacué le contentieux de 92-93 ?

Vous savez il n’y il n’y a pas eu de contentieux en 92-93, vous me donnez là l’occasion de revenir sur ce problème. En 92 il ya eu un vaste complot monté de toute pièce par Lida Kouassi Moise, il est le responsable de tout ce qui s’est passé à la FESCI. C’est lui qui a monté de toute pièce ce complot contre ma personne. Il a monté des membres du bureau exécutif contre moi parce que parce qu’il avait un problème par rapport à mon audience au niveau de la région. Donc ça c’était une contradiction secondaire qui a été gérée de cette façon. Sinon en tant que tel il n’y avait de problème idéologique, il n’y avait pas de problème de ligne. Est-ce que vous voyez ? Moi j’avais compris dès le départ que c’était une manœuvre montée de toute pièce par cet individu-là pour…

Vous le saviez à l’époque ou bien c’est par la suite que vous l’avez su ?

Ah non non ! (le ton monte), il a été dénoncé par les personnes mêmes qui ont participé à ce complot. Je veux pas citer des noms mais c’est parce que j’avais l’information que j’ai essayé de faire comprendre aux camarades de ne pas rentrer dans le jeu parce que l’objectif de cet individu n’avait rien à voir avec l’objectif stratégique de notre organisation. Bien au contraire son objectif c’était de fragiliser la direction de l’organisation pour la caporaliser après, ce contre quoi je me suis élevé. J’avais clairement dit à Laurent et à tous ceux qui gère le FPI que moi j’étais contre la caporalisation du mouvement étudiant parce que pour moi la liberté syndicale va de paire avec la liberté de la démocratie et donc c’est sur cette base qu’il ya eu le premier clash à l’intérieur du mouvement. C’est pour quoi moi je n’ai pas eu de problèmes particuliers avec les camarades parce que j’avais compris qu’ils ont agit sur la base de la mauvaise information que Lida leur avait donné.

Nous nous étions encore jeunes, on vous regardait de loin a l’époque…

Oui, mais c’était simple parce que Lida il a réuni les camarades dans la chambre d’une de nos camarades pour leur dire que oui Ahipeaud a reçu 20 millions…d’Houphouët.

Alors Lida ne s’exprimait pas forcément dans le cadre du FPI, mais plutôt au niveau de la région ?

Mais bien sûr ! à l’époque moi on m’appelait le petit Gbagbo et c’est ça qui était un problème pour lui. Il a donc fait comprendre aux camarades que moi j’avais été corrompu alors que pour ceux qui me connaissent très bien ils savent très bien que je suis venu de la présidence pour prendre la tête de la FESCI. Moi j’étais l’enfant du président Houphouët Boigny avant de devenir Secrétaire Général à la FESCI, donc je ne suis pas impliqué dans ce genre d’actions. Mais comme vous le savez quand les gens ils ont l’habitude de monter des faux complots, vous comprenez que moi (silence), j’étais très hésitant par rapport au futur parce que j’ai déjà subi à 2 ou 3 reprises ce genre de faux complots contre ma personne dans l’opposition. Je connaissais un peu les pratiques d’un certain nombre de cadres autour de Laurent et donc j’étais, j’avais très peur pour ce qui allait advenir si éventuellement ils arrivaient dans des positions où ils allaient être incontrôlables. Vous voyez que le résultat est connu de tous aujourd’hui. Malheureusement ça fait combien d’années de perdue pour le pays ?

Ceci m’amène à vous posez une question. Il ya certains qui disent que la crise qui a eu lieu au sein du Bureau Exécutif National de la FESCI, qui a été suivi du départ massif de pionniers de la FESCI vers l’Europe a joué un rôle dans l’affaiblissement (dérive) de ce mouvement ?

Non, non le mouvement n’a pas été affaibli ! Bien au contraire…Mais comme on vous l’a dit chaque génération assume ses responsabilités. C’est quelques responsables de la direction qui sont partis a l’étranger beaucoup sont restés sur place. Il a eu une transition qui a été organisée entre nous par deux responsables qui étaient Blé Guirao et Djué. Après l’équipe de Djué, il a ya eu l’équipe de Blé Guirao et c’est l’équipé de Blé qui a fait monter les jeunes qui, en réalité étaient avec nous depuis pratiquement 3 ans c’est-à-dire partir de 91-92. Il n’y a donc pas eu de rupture en tant que tel, le problème c’est que le contexte avait changé avec l’avènement du Front Républicain et si vous voulez l’immixtion de la droite libérale dans l’opposition.

Du RDR qui est né je crois en 93-94 ?

Qui est né en 94. A partir du moment, il eut une nouvelle dynamique au niveau de l’opposition. Nous nous avons géré le mouvement sans argent. Mais à partir de 95 l’argent est rentrée dans le mouvement et les contextes ont changé. Donc les habitudes, les réflexes ont changé mais ça n’a pas empêché les camarades d’assumer leurs responsabilités vis-à-vis de leurs bases en luttant de façon farouche. Le seul problème c’est qu’à partir de 99 avec les contradictions entre le FPI et le RDR ça va avoir des répercussions immenses au niveau du mouvement où les partisans des deux parties vont s’affronter et ça va donner le résultat d’aujourd’hui. Pratiquement tous ceux qui étaient opposés à la tendance du FPI ont été liquidés, et aujourd’hui vous voyez qu’il n’ya plus de débats démocratiques au sein de la FESCI. Ce qui est quand même assez difficile à accepter.

Avez-vous militez au Front Populaire Ivoirien ?

Je n’ai jamais pris de carte de militant, je n’ai jamais été militant du FPI !

Par contre il y a certains membres de votre Bureau… ? Je peux citer Djué…

Mais bien sûr !  Parce que le BEN de la FESCI était pluriel, même des gens qui étaient du PDCI s’y retrouvaient. Parce que nous nous avons dit de tout temps que nous étions ouverts à tous les courants de pensée. Aujourd’hui la plupart des camarades sont dans différents partis politiques parce qu’au départ ils venaient de différents horizons. Et de l’autre coté il y avait d’autres qui ne voulaient même pas entendre parler de partis. Donc c’était un ensemble. Moi je n’ai jamais milité au FPI, je n’ai jamais manifester même le désir d’être militant du FPI, par contre certains membres étaient des militants du FPI. Nous nous étions plutôt des militants du  PPS de Bamba Moriféré.

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www.connectionivoirienne.net – Interview du Dr Martial Ahipeaud – 1ère partie le 27 janvier 2009

Posté par drmartialahipeaudpresse le 7 février 2009

 http://www.connectionivoirienne.net/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=5253&cntnt01returnid=27

Interview Exclusive: Dr Joseph Martial Ahipeaud Président de l’Union pour le Développement et les Libertés (UDL) á cœur ouvert !

27/01/09  •  le Journal de Connection  •  Catégorie : Le Journal de Connection Ivoirienne

Premier Leader historique de la célèbre Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte-d’Ivoire (la FESCI), il veut être le prochain Président de la République de Côte-d’Ivoire. Depuis peu enseignant á l’Université de Bouaké, la Rédaction du Journal de Connectionivoirienne.net l’a récemment rencontré á Londres, où il était en visite de travail. Première partie d’une Interview inédite !

Par Gbansé Douadé Alexis -Rédacteur en chef du Journal de Connectionivoirienne.net

Bonsoir Dr Ahipeaud Martial. Pour commencer je voudrais vous demander de vous présenter á nos Internautes, á nos Lecteurs.

Moi je suis Docteur Joseph Martial Ahipeaud, président de l’Union pour le Développement et les Libertés, ancien Secrétaire Général fondateur de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte-d’Ivoire, la FESCI.

Depuis combien de temps existe votre parti l’Union pour le Développement et les Libertés ?

Disons que c’est á la suite de notre analyse de la situation en 2006 que nous avons créé cette organisation et nous avons déposé les statuts en décembre 2006. Nous avons commencé á être fonctionnel á partir du mois de juin 2007.

Et comment se porte l’UDL en ce moment ?

Bon, le parti se porte très très bien, j’étais en tournée en France, je devais même arriver en Allemagne mais pour des problèmes d’agenda je n’ai pas pu. Sinon le parti se porte très bien. Nous sommes en ce moment dans la phase de recrutement des cadres et d’implantation et je crois que dans les mois qui viennent on va préparer notre sortie officielle. C’est-à-dire l’organisation de notre convention ou congrès, ça dépendra.

Avec quels moyens humains et matériels comptez vous atteindre vos objectifs ?

Disons qu’aujourd’hui en Côte-d’Ivoire comme nous qui sommes de nouveaux partis, je vais parler particulièrement de l’UDL qui a été créé par un certain nombre de cadres et de jeunes qui ont participé au processus historique depuis 90, nous ne sommes pas fondamentalement impliqués dans l’économie de pillage ou encore dans la société de connivence en ce moment, nous comptons finalement sur nos moyens personnels, notamment nos cotisations pour que nous fonctionnons. On est conscient que le moyen le plus court serait de tendre la main á quelques gourous, qui par la suite nous imposeraient leur dictat. Bon nous on est pas dans cette logique puisque notre combat est d’abord contre de corruption et contre la société de pillage. On a pour mission fondamentalement de rééduquer les ivoiriens sur de nouvelles bases, donc c’est nos cotisations qui nous permettent de vivre et le soutien de beaucoup de nos camarades. Aujourd’hui avec la situation nouvelle que nous avons, il ya beaucoup de nos camarades qui sont entrain de nous rejoindre.

Quel est l’engouement autour de votre tournée européenne ? Vous avez été en France, en Angleterre…

Disons que ça a été très très bien. En France où j’ai rencontré beaucoup d’associations, beaucoup de responsables politiques, des hommes de media et des hommes politiques, et un certain nombre de présidents surtout d’associations de nos compatriotes qui sont sur place en France. Je crois que la sortie á été positive, puisque beaucoup de ses responsables ont décidé d’adhérer á notre organisation.

Sur le plan personnel de quoi vit M. Ahipeaud ?

Moi je suis enseignant á l’Université de Bouaké. Je vis de mon salaire. Heureusement que par le combat héroïque qu’on mené les camarades sur place en Côte-d’Ivoire, nous avons eu une revalorisation pour le mois de janvier. Donc nous attendons de voir pratiquement si ça ne va pas être lettre morte. Sinon nous sommes enseignant á l’Université de Côte-d’Ivoire, précisément de Bouaké.

Et si je vous demandais dans quelle discipline ?

Je suis Historien, spécialiste des relations internationales, j’ai fait mon PhD á la School of Oriental and African Studies á l’Université de Londres en 2005.

Avant même de pouvoir rentrer dans les détails, je voudrais vous demander ce que vous inspire la Société ivoirienne en ce début d’année 2009 ? Vous qui désormais résider en Côte-d’Ivoire de façon quotidienne. Sur le plan politique, économique et social ?

(Après un long soupire) Quand tu quittes la vie européenne, c’est-à-dire la société occidentale dans laquelle nous avons vécu nous autres qui sommes restés á l’étranger depuis pratiquement 14 – 15 ans et puis pour certains plus, ce qui te frappe quand tu arrives á Abidjan la première fois quand tu circules dans tous les quartiers c’est d’abord l’odeur, c’est ça qui te frappe. C’est á dire que nous sommes dans une société complètement en état de putréfaction et ca se remarque á tous les coins de rue, la saleté est partout elle est physique parce qu’on la voit, mais elle est aussi morale, la dérive est totale. Mais en même temps on se rend compte quand on approfondit un peu les rapports et les discussions avec les gens que le peuple de Côte-d’Ivoire est très conscient de la situation et espère bien qu’il va y avoir á un moment donné si tu veux un mouvement qui va pouvoir emporter, qui va pouvoir imposer le véritable changement, c’est peut-être parce que vu l’expérience des 8 dernières années, les ivoiriens aujourd’hui se disent á quoi bon mener la lutte, á quoi ça sert même le concept de lutte. Les gens sont un peu biaisés, mais en même temps ils ont une très très forte espérance.

Nous allons faire un tour d’actualité, il ya le président Obama qui vient d’être élu (NDLR Interview réalisée le 23 janvier 2009), vous qui êtes Historien, Spécialiste des études africaines quels sont vos opinions sur cet événement ?

Bon disons qu’il faut voir dans l’élection de Barack Obama deux dimensions. Il y a d’abord la dimension anthropologique que j’appellerais la question ethnique aux USA qui est liée á la longue lutte de libération des populations d’origine africaine qui aujourd’hui a atteint son paroxysme avec l’arrivée de l’un des leurs á la tête du pays et donc c’est comme si vous voulez un hymne á la liberté et au combat permanent c’est a dire qu’il ne faut jamais se dire que tout est fini, il faut tout le temps combattre. Et ça c’est la première grande leçon qu’on peut tirer.

Maintenant quand vous prenez personnellement l’individu vous comprenez qu’il s’est organisé en tant qu’individu pour arriver là où il est. Depuis l’université tout ce qu’il a fait était justement pour arriver là, parce qu’il avait une vision que dans la vie une fois que tu as eu l’espérance il faut avoir l’audace pour la mettre en pratique. Et il a eu l’audace.

Je crois que c’est ces deux leçons là que nos peuples africains, surtout en général les jeunes de notre génération, ceux qui ont lutté pour le multipartisme c’est cela que nous devons faire. Est-ce qu’aujourd’hui ce que nous avons posé comme actes de par le passé, est-ce-que ça rentre en concordance avec nos aspirations profondes? Est-ce-que la situation que nous vivons aujourd’hui est-ce-que c’est ce qui correspond á notre vision? Si c’est pas cela je crois qu’il ya une seule chose c’est de continuer le combat comme OBAMA l’a fait et puis pouvoir être dans la position de décideurs pour pouvoir si vous voulez changer ce qu’on a eu dans notre ventre depuis le départ.

Barack Obama, en 2008 dans un contexte ivoirien, ne serait pas apte á poser sa candidature, vous qui êtes ivoirien, leader politique qu’est ce que cela vous inspire ?

Non, faut pas poser le problème de cette façon parce que la constitution des Etats-Unis elle reconnaît clairement le Droit de sol, ce n’set pas parce que son père est Kenyan. Cela dit dans le contexte ivoirien c’est justement là l’aberration, c’est cette voie que nos camarades soit disant socialistes ont emboité pour arriver au pouvoir qui a expliqué notre rupture d’avec eux depuis l’an 2000, parce que nous avons estimé pour nous que ayant une conception, si vous voulez une idéologie tout á fait particulière on ne pouvait pas s’accommoder de visée ultra nationaliste et décadente. Je crois que l’élection d’OBAMA pour ceux qui aujourd’hui font de grandes analyses devait plutôt les ramener á l’ordre et leur faire comprendre qu’ils ont eu tort d’adopter l’idéologie ivoiritaire dont l’inspirateur lui-même ne s’est pas encore repenti, vous voyez ? C’est clair que c’est un rappel á l’ordre c’est quand même une gifle si vous voulez á tous ceux qui ont considéré que c’était cette idéologie ultra nationaliste là qui pouvait conduire notre pays vers ses destinés. On voit le résultat aujourd’hui, c’est la catastrophe.

Que vous inspirent les deux dernières alternances en Guinée et au Ghana, deux pays voisins du votre ?

Disons que pour le Ghana c’est un peu la suite logique de tout ce qui se passe depuis pratiquement la fin de règne de Rawalings. C’est-à-dire que les Ghanéens ont embrassé le principe de la démocratie pluraliste et ils sont dans cette logique. Mais moi j’étais là-bas et on a plein de nos camarades qui sont dans les deux camps que j’ai rencontrés. Je crois qu’ils vivent leur vie politique avec beaucoup plus de sérénité parce qu’ils se sont rendus compte que dans tous les cas de figure vu l’expérience du passé, pour dire que si on a une classe politique qui est irresponsable on rentre dans la logique de l’instabilité politique systémique. Et c’est exactement ce qui se passe en Guinée. On espère en tout cas que le capitaine Dadis qui est au pouvoir en ce moment va éventuellement tirer les leçons de la transition ivoirienne, de la transition malienne et puis si vous voulez de l’expérience de Rawlings et Kérékou  et effectivement réorganiser la société pour que de nouvelles forces puissent émerger après des élections démocratiques organisées selon les normes internationales. Je pense que la Guinée est un pays, le plus riche de l’Afrique de l’Ouest qui n’a pas été du tout pillé par ses dirigeants quoi qu’on dise parce que Sékou Touré et le vieux Lansana n’ont pas touché du tout aux ressources minières et minéralières de cette nation alors qu’elle est immensément riche, et il suffit qu’il y est une nouvelle direction politique consciente qui ne rentre pas dans la société de pillage comme en Côte-d’Ivoire et, en moins de 10 ans ce pays va devenir l’eldorado du développement économique dans la sous-région. Donc nous souhaitons en tant que Parti Politique que la Guinée connaisse une transition tout á fait correcte et que d’ici les 2 ans que les militaires ont promis ils puissent organiser des élections. Mais vous savez très bien que la responsabilité n’incombe pas aux militaires seuls, la responsabilité incombe aux partis politiques guinéens et á leur leaders historiques. 

Avez-vous au niveau de l’UDL des contacts avec des acteurs politiques guinéens ?

Non, pas pour la Guinée en tant que tel parce que c’est un pays qui jusqu’alors était dirigé par un militaire. Quand j’étais SG de la FESCI j’avais des contacts avec des éléments du mouvement étudiant et puis avec certains leaders de parti politique. En ce moment j’ai beaucoup de camarades qui sont des responsables de ces partis politiques là, mais si vous voulez qui observent.

Fin de la première partie.

Note de la Rédaction

Cette interview contenue sur une bande sonore non-stop de 90mn sera publiée en trois étapes. Restez connecter sur Connectionivoirienne.net  afin de ne pas rater les 2e et 3e partie dans lesquelles le Président de l’UDL décrypte le marigot politique ivoirien, parle des acteurs, de son (ex)camarade Laurent, de son passé mouvementé de syndicaliste, évoque la nécessité de la 3e voie ivoirienne et lance un appel pour cette 3e voie qui se veut selon lui, la voie du renouveau ivoirien.

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WWW.IVOIREBUSINESS.NET – LA UNE – Interview du Dr Martial Ahipeaud – 17 janvier 2009

Posté par drmartialahipeaudpresse le 7 février 2009

  WWW.IVOIREBUSINESS.NET - LA UNE - Interview du Dr Martial Ahipeaud - 17 janvier 2009 dans REVUE DE PRESSE 1352  DOCTEUR AHIPEAUD MARTIAL, PRESIDENT DE L’UDL –  » JE N’AI PAS PU ÊTRE LE PORTE-PAROLE DE GNAMIEN KONAN « Le 17 janvier 2009 par Ivoirebusiness.net – De passage à Paris dans le cadre de l’implantation de son parti, l’union pour le développement et les libertés (UDL), le docteur Ahipeaud Martial a bien voulu répondre à nos questions.DR AHIPEAUD MARTIAL BONJOUR, COMMENT SE PORTE L’UDL AUJOURD’HUI?L’Udl se porte très bien, nous sommes notamment à Paris dans le cadre de l’implantation du parti, tout va très bien. QU’EST CE QUI VOUS DIFFERENCIE DES AUTRES FORMATIONS POLITIQUES ?

Beaucoup de choses nous différencient des autres formations politiques. La première, nous avons été l’un des rares partis à dénoncer la société de connivence et de pillage dans laquelle nous sommes. Et puis deuxièmement, nous sommes une force de propositions. C’est à ce titre que nous avons fait des propositions qui ont abouti aux accords de Ouaga. Nous avons aussi fait des propositions pour la lutte contre la corruption dans notre pays.

Et notre dernière proposition par rapport à l’attitude de la CEI a quand même remué l’échiquier politique ivoirien..

QUELLES ETAIENT CES PROPOSITIONS ?

Nous avons estimé que la CEI devrait assumer ses responsabilités d’organe chargé de l’organisation des élections.. Il se trouve que des incidents graves ont eu lieu à Abidjan, notamment le vol de matériel, de valises de l’identification, le non paiement des salaires des agents. Et apparemment, le président de la CEI ne se sentait pas concerné. Et c’est à la suite de notre dénonciation qu’il a commencé à bouger, et je crois qu’il est dans la bonne direction.

Donc, nous sommes une force politique de propositions qui est en train de renouveler si vous voulez le paysage politique ivoirien.

C’EST LA RAISON POUR LAQUELLE VOUS ÊTES CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE ?

Non ce n’est pas pour ça uniquement. Nous pensons aujourd’hui que notre pays a besoin d’une nouvelle vision. Parce qu’il est évident que ceux qui nous ont gouvernés ont fait la preuve de leur inefficacité. En ce qui nous concerne, il est clair que l’échec leur est entièrement dû. Nous ne faisons pas de différence entre les différentes forces politiques du pays. Parce que nous estimons que ce sont des forces qui ont avec elles le bilan très lourd que nous avons aujourd’hui. Il nous faut faire la rupture avec ces forces politiques pas en tant qu’individu, mais en tant que génération. Effectivement, ce à quoi nous avons rêvé depuis deux décennies, nous puissions aujourd’hui l’avoir. C’est-à-dire, créer un espace politique, mais surtout jeter les bases du deuxième miracle ivoirien.

ALORS VOUS ÊTES AUJOURD’HUI LE PORTE-PAROLE DU PARTI DE GNAMIEN KONAN, A QUOI CELA CORRESPOND -T-IL?

Non ! Disons que vous vous trompez lourdement. L’Udl n’a rien à avoir avec Gnamien Konan. Nous avons notre parti politique et je crois que Gnamien Konan vient de créer son parti. C’est lui qui nous a rejoins sur le terrain.

ON VOUS A SOUVENT VU PORTER LA PAROLE DE GNAMIEN KONAN ?

Non non non (visiblement agacé). Je n’ai pas pu être le porte-parole de Gnamien Konan. J’ai rencontré M. Gnamien Konan sur une plateforme de la troisième voie. C’est moi qui lui ai expliqué, parce que c’est un nouveau venu, qu’il fallait que nous travaillions dans une dynamique commune. Malheureusement, j’ai constaté qu’il avait une démarche solitaire. Par rapport à cela, depuis le mois d’Avril 2008, nous n’avons plus eu en tant que tel de rencontres.

Ça ne veut pas dire qu’on n’aura pas de rencontres dans le futur. Pas avec lui seulement, mais avec l’ensemble des autres forces politiques qui ne se reconnaissent pas fondamentalement dans le Rhdp ou le Cnrd. Voilà notre vision. Construire une nouvelle Côte d’Ivoire avec ceux qui ne se reconnaissent pas dans les deux grandes formations politiques actuelles.

ALORS NOUS SOMMES EN 2009, NOUS SOMMMES A L’HEURE DES VŒUX. QUELS SONT LES VŒUX QUE VOUS FORMEZ POUR L’ENSEMBLE DES IVOIRIENS ET POUR LA CÔTE D’IVOIRE ?

Depuis pratiquement trois ans que nous avons pris l’initiative de revenir sur l’échiquier politique de façon volontaire, nous avons essayé de faire des propositions.

Deuxièmement en 2008, nous avons engagé le combat contre la mauvaise gouvernance. Aujourd’hui en 2009, ce qu’on peut souhaiter à la Côte d’Ivoire, c’est que nous ayons des élections démocratiques. Et qu’au sortir de ces élections, le pays retrouve sa stabilité et qu’un gouvernement légitime et légal puisse mettre en place sa stratégie et sa vision. Donc ce que nous souhaitons pour notre pays, c’est que ceux qui nous gouvernent au niveau d’Abidjan puissent nous donner une date pour la tenue de l’élection présidentielle. Dans le cas contraire, il est évident que le peuple ivoirien doit se mobiliser éventuellement pour porter une nouvelle dynamique, une réappropriation des valeurs, certainement l’organisation des états généraux de la nation. Et la mise en place d’une nouvelle dynamique, d’un nouveau processus au niveau politique qui devraient nous permettre d’aboutir à des élections.

MERCI DR AHIPEAUD MARTIAL. 
Propos recueillis à Paris par Christian Vabé

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