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THE DAKAR TIMES – Interview exclusive : Le Docteur Martial Ahipeaud expose sa vision de l’économie dans le cadre de l’intégration en Afrique de l’Ouest

Posté par drmartialahipeaudpresse le 27 mai 2009

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mai 2009 – The Dakar Times

www.the.dakartimes.com

 

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Conférence de presse du Président Martial Ahipeaud

Posté par drmartialahipeaudpresse le 10 décembre 2008

Le Dr Martial Ahipeaud, Président de l’Union pour le Développement et les Libertés était face à la presse ce mercredi 10 décembre à Abidjan, pour une analyse de la situation socio-politique après le énième report des élections. Ci-dessous l’intégralité de son propos. 

Le 30 Novembre 2008 était la date fixée pour les élections présidentielles. N’ayant pas eu lieu, nous assistons ces derniers temps à un pugilat entre le FPI et les FN qui donne la nette impression que le pays va encore retourner dans la crise armée. Nous, Union pour le Développement et les Libertés, entendons faire une analyse de la situation et donner notre position claire pour un avenir démocratique de notre pays. 

1- LE 30 NOVEMBRE COMME NON SMART 

Depuis le 8 Mai 2008, notre Nation avait été informée par nous, l’UDL, que les élections ne pouvaient se tenir le 30 Novembre pour des raisons politiques et techniques. 

En effet, d’un point de vue purement technique, l’opérateur avait besoin d’au moins huit mois pour atteindre ses objectifs. Par ailleurs, si nous y ajoutions le temps de vérification des listes obtenues, notre timing nous faisait penser que le processus d’identification et de distribution des cartes nationales d’identité et d’électeurs ne pouvait se faire en moins de dix mois. Si nous devrions prendre en compte le désarmement et la mise en place de la nouvelle armée nationale seule habilitée à sécuriser les élections, il était clair que le processus électoral ne pouvait pas se tenir en moins de douze mois et ce, en comptant sur la bonne foi et l’engouement des acteurs pour une sortie de crise effective. Sur cette base, le 30 Novembre n’était pas tenable. Reste maintenant à quel moment peut-on prétendre tenir ces élections qui restent la seule solution de sortie de crise ? 

Pour que la nouvelle date soit SMART, c’est-à-dire, Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et enfin Temporellement effective, il est bon de réunir avant tout les conditions politiques, notamment une équipe gouvernementale et électorale efficientes. 

2- LE GOUVERNEMENT COMME GENETIQUEMENT INCAPABLE 

Ainsi, la nature et le manque d’effectivité du gouvernement devient une des premières causes de la situation actuelle d’imbroglio total. 

Car depuis les accords de Marcoussis, le gouvernement n’a pas d’autre mission que celle de caisse noire aux partis et de zone de confrontation feutrée doublée d’une connivence absolue sur la gestion véreuse de l’Etat et de l’économie. Ce gouvernement des Directeurs Nationaux ou Locaux de Campagne des chefs ne fait que travailler pour le compte de leurs Chapelles sans faire référence aux besoins de la population. Comment dans ces conditions, un Premier Ministre peut-il faire quoi que ce soit? Car il ne s’agit pas seulement d’organiser des élections. Il s’agit aussi de remettre les Ivoiriens au travail et créer les conditions d’un retour de notre pays à la normale. Car si le Premier Ministre Soro travaille effectivement à la sortie politique de crise, il revenait aux autres ministres de faire leur travail pour que le pays se remette sur les pieds. Visiblement, ce n’est pas le cas. 

Par exemple, c’est avec ce gouvernement que les prix du carburant ont été multipliés et n’arrivent plus à baisser malgré le cours mondial du pétrole qui est chuté en dessous des 50$. Les ministres des partis devraient ainsi pousser leurs collègues des mines à revoir les prix. Mais depuis, silence radio. 

Par ailleurs, c’est ce même gouvernement qui a privilégié le remboursement de la dette extérieure alors que le pays avait besoin de cet argent pour organiser lui-même ses élections, condition principale imposée par le FMI et la Banque Mondiale pour justement faire bénéficier au pays les conséquences de sa classification comme PPTE . Car à y voir clair, si nous pouvons rembourser cette dette avec ces milliards, c’est que nous pouvons avoir l’argent pour autre chose. Pis, si nous devons organiser les élections, pourquoi alors donner l’argent aux institutions vers qui nous allons encore retourner pour demander les fonds pour organiser nos élections? Violente question qui nous fait dire tout simplement que le gouvernement s’est fait avoir, risquant ainsi un assèchement des caisses de l’Etat et un grand risque de désordre alors que la non-tenue des élections était déjà une condition grande de désordre. On est où là ? 

L’UDL s’étonne que le FPI ne s’attaque pas à cette donne fondamentale et s’en prenne au Premier Ministre qui a fait son travail. Mieux, les bruits dans sa base attestent clairement qu’il veut aujourd’hui être celui par qui la paix est revenue. Pourquoi alors l’attaquer et non lui donner les possibilités d’aller jusqu’au bout de sa logique ? L’UDL attend du FPI qu’il retire ses directeurs de campagne du gouvernement, poussant ainsi les autres partis à faire autant pour donner la possibilité au Premier Ministre de faire son travail dans l’effectivité et non de distraire le peuple ivoirien en le détournant des vraies causes de la crises, notamment l’impossibilité voulue d’organiser les élections par tous. Si le gouvernement, dans sa composition comme dans sa nature, est génétiquement incapable de conduire le peuple ivoirien vers des élections, peut-on alors compter sur la Commission Electorale Indépendante? 

3- MAMBE DISCREDITE ET LA CEI MENACEE D’INEFFECTIVITE 

En effet, la CEI reste la seule structure capable de sortir notre pays de cette quadrature. Mais l’incapacité notoire, sinon l’incompétence avérée de son président devient une menace encore plus grave sur le processus électoral. Car il ne s’agit pas pour le peuple ivoirien d’aller aux élections pour réunir les conditions d’une confrontation généralisée comme au Nigéria où les affrontements postélectoraux ont fait plus de deux cent morts. En Côte d’Ivoire, un tel risque ne doit pas être pris. C’est pour cela qu’il faut dénoncer les travers du système qui vont nous conduire inexorablement à l’abattoir. Et cela, Mambé est en train de le faire. Est-il coupable d’incompétence ou certainement ne comprend-il pas sa responsabilité historique ? L’UDL veut lui dire directement que s’il n’est pas capable d’assumer une telle fonction à un tel moment de notre histoire, il serait plus sage pour lui de démissionner ici et maintenant pour éviter d’entrer dans l’histoire de notre pays comme une des personnes qui aura réuni les conditions de la vraie guerre civile. De quoi s’agit-il? 

La CEI doit organiser les élections. Mais elle doit surtout réunir les conditions de leur non contestation par la suite pour éviter un conflit plus meurtrier que celui que nous avons connu? Questions à plus d’un milliard de dollars: Comment alors expliquer que la CEI ait négligé la dimension sécuritaire du processus? Comment la CEI peut expliquer le vol du matériel d’enrôlement sans qu’aucune action vigoureuse n’ait été entreprise pour marquer le coup et indiquer clairement à tout contrevenant au processus électoral qu’il serait comptable de ses actes? Comment des valises d’identification sont volées et aucune suite n’est donnée et les voleurs se promènent tranquillement dans la nature ? Que se passera-t-il le jour des élections si un candidat, sentant qu’il perd les élections, organise le vol ciblé des urnes ou autres documents dans les circonscriptions qui lui sont défavorables ? Comment la CEI, garant de l’application du code de bonne conduite, laisse-t-elle Blé Goudé insulter Bédié ou alors KKB le faire pour Gbagbo sinon Bédié lui-même injurir le FPI et le FPI empêcher un meeting de Diabaté sans réagir ? Que fera Mambé alors le jour des élections ou alors dans la période postélectorale si aujourd’hui il n’est pas capable de s’imposer comme le chef d’orchestre capable de faire jouer au rythme indiqué à chaque acteur ? Cette cacophonie ne prélude-t-elle pas du désordre en préparation ? Comment Mambé, en charge du processus électoral, n’a-t-il pas été capable d’annoncer au peuple ivoirien le report des élections et a-t-il pris le risque de donner cette latitude à un président étranger fusse-t-il le facilitateur des accords de paix inter-ivoirien au risque de faire dire aux analystes que notre pays est aujourd’hui sous protectorat burkinabé ? Est-ce la faute à Blaise Compaoré si les institutions ivoiriennes se discréditent elles-mêmes ? Pourquoi les membres du CPC n’ont-ils rien dit au peuple et ont laissé le Président du Faso annoncer au peuple Ivoirien que ses élections étaient reportées en Avril 2009 ? On est où là ? 

C’est compte tenue de toute cette analyse que l’UDL condamne 

  • les propos discourtois et violents de certains qui ne font qu’allumer le feu en lieu et place de faire des propositions concrètes pour un avenir radieux de notre pays 

  • Les attaques diverses contre les accords politiques de Ouaga et des personnalités qui les conduisent. L’UDL soutient le Premier Ministre et l’encourage dans ses efforts en dépit de la résistance de certains de ses camarades. A eux, l’UDL dit que la vérité est dans Ouaga. 

L’UDL appelle les partis politiques à la retenue car ce n’est pas signe de sérénité de leur part que de s’adonner à l’agitation puérile et propose : 

  • Soit la mise en place d’un gouvernement sans les DLC/DNC avec une équipe capable de faire le travail et non des creuseurs de mine en quête de plus d’or non pas pour le pays mais pour eux et leurs Famas. Si Gbagbo et Soro ne peuvent pas se donner les moyens de l’efficacité de l’action gouvernementale, qu’ils tirent eux-mêmes les conclusions. Ou alors, devrait-on encore avoir l’autorisation de Blaise Compaoré ? Et si demain la Côte d’Ivoire explose, à qui le peuple ivoirien demandera-t-il des comptes ? Le peuple ivoirien ne veut pas d’élections qui vont déboucher sur des boucheries. C’est pour cela que le Président Gbagbo et son Premier Ministre, en collaboration avec tout le monde, doivent réagir pour donner au peuple ivoirien un gouvernement capable de non seulement organiser les élections, mais aussi de sortir le pays de la crise par son effectivité. Le chômage et la pauvreté n’attendent pas les élections et le peuple dans toutes ses composantes meurt chaque jour. N’est-ce pas ? 

  • Soit la convocation d’une Conférence Nationale capable de s’approprier les accords de Ouaga et de les traduire dans un chronogramme clair et applicable pour et par tous. Car de toute évidence, la Côte d’Ivoire a besoin d’un consensus qui lui donnera la possibilité de se refaire tout en revenant sur les causes des crises et plaies de son Histoire. Si nous voulons aller à la paix effective, il faudra revoir notre passé et repenser notre avenir. La nouvelle armée ivoirienne, républicaine, patriotique et démocratique ne sera jamais sans un tel cadre capable de créer la confiance, faire revenir les dissidents aujourd’hui hors du pays et donner de l’espoir au peuple. Elle seule sera aussi capable d’assurer la sécurité pour tous. 

  • La démission de Mambé et son remplacement par une personnalité ayant suffisamment du répondant et capable de tenir une organisation indépendante. Car sans son indépendance et sa détermination à imposer le respect des règles électorales que nous nous sommes fixés, la CEI ne fera rien d’autre que creuser le trou dans lequel la Côte d’Ivoire sera engloutie. C’est pour cela que cette question est au-dessus des intérêts partisans et exige de la hauteur aux Famas et leurs suiveurs ? Le peuple ivoirien a besoin d’être rassuré pour pouvoir aller voter en toute quiétude. Et cela, c’est bien de la responsabilité du Président de la CEI et de son équipe. 

  • Le Rassemblement des forces non satellitaires du RHDP et du CNRD. Car, de cet ensemble, dépendra le futur démocratique et pacifique de notre pays et non sa ruine que certains souhaitent tous les jours par leurs actions comme la femme du jugement de Salomon. 

Abidjan, le 10 Décembre 2008 

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