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CÔTE D’IVOIRE : QUEL AVENIR ? Conférence du Président Ahipeaud à Paris 11-02-2008

Posté par drmartialahipeaudpresse le 21 mars 2009

De passage à Paris, le 09 février dernier,

le Président de l’UDL a tenu une conférence sur le thème « CÔTE D’IVOIRE : QUEL AVENIR ? ».

Ci-après le texte liminaire de sa conférence.

SEPT PROPOSITIONS CONCRETES POUR SORTIR NOTRE PAYS DE LA CRISE DE TRANSITION ET DE SA PERIODE INTERMEDIAIRE.

Notre approche de la crise ivoirienne met en exergue trois causes majeures :

D’abord, nous voyons dans la crise actuelle celle de la transition entre une économie ayant atteint un certain niveau de développement et l’exigence de reformes politiques et économiques qui devraient lui permettre de rentrer dans sa dynamique de « take-off ».

Ce manque de réformes a conduit à une sclérose de la société ivoirienne.Deuxièmement, la crise actuelle est celle d’une génération de dirigeants politiques et économiques issus du moule de la société coloniale sur la fin du parti unique à son apogée.

Une telle élite est étrangère aux conditions de vie, de difficulté et de challenge qui exigent irrémédiablement rigueur, ingéniosité et anticipation de la direction globale de la nation. Qui plus est, habituée au processus de décision sans contradiction, elle est incapable de percevoir la démocratie citoyenne, une exigence structurelle pour le futur du pays.

Enfin, la crise actuelle est avant tout celle de la dérive morale et de la concentration des richesses de rapine dans une société de connivence désorientée, décadente et incapable de sursaut. Cet état de fait est la résultante de l’orientation hyper matérialiste des élites dirigeantes que les dérives ultranationalistes ne sauraient cacher, la négation de la construction de la nation comme objectif majeur.

De ce diagnostique, découle clairement sept propositions concrètes pour un avenir radieux des peuples et composantes de la Côte d’Ivoire De la réforme de la constitution qui fut piégée par le complot refondateur. Car en accouplant des gènes ultranationalistes, sinon ivoiritaires, aux articles qui fondèrent une véritable démocratie, les pères de cette constitution en ont fait un complice dans la crise de déconstruction actuelle, première phase de la refondation. Qui plus est, le processus électoral fondé sur le scrutin à un tour des élus locaux marque la légalisation de la dynamique des bastions, seul gage institutionnel de la prospérité de la société de connivence.

Toute réforme constitutionnelle doit aussi et surtout inclure celle de la gestion, sinon celle des centres de gestion et de pouvoirs.

C’est pour cela que la décentralisation doit avoir une base non seulement constitutionnelle, mais aussi économique et fiscale.

En d’autres termes, ce n’est pas en proclamant la politique de décentralisation comme slogan que l’objectif de faire des régions, des centres de décisions et de gestion économique locale sera réalité. Pour en faire de véritables sources de notre développement économique, il faut que les régions aient une autonomie financière garantie par la constitution et une compétence de gestion de certaines fonctions du pouvoir central. Il s’agit principalement des secteurs de la santé publique, de l’éducation, de la police criminelle.

L’UDL entend donner 20% des revenus générés par l’économie locale à la région tout en mettant en place un Fond d’Investissement et de développement économique et social des régions ayant un mécanisme de solidarité interne pour couvrir celles des régions n’ayant pas une capacité suffisante de production.

Une agence nationale de recherche, d’évaluation et de contrôle devrait pour sa part permettre un contrôle régulier de la gestion et de l’impact de la politique de développement économique local.

Notre objectif est non seulement de donner à la région une dynamique économique vraie, mais aussi et surtout d’en faire des centres de gestion des conflits locaux.

La mise en place de la Commission Nationale sur les biens mal acquis sera l’instrument de prévention de la corruption institutionnelle mais aussi de clarification historique. En mettant en place une telle commission, l’UDL n’entend pas faire la chasse aux sorcières mais véritablement jeter les fondations nouvelles du capitalisme national compétitif.

En effet, devant la société de pillage systématique et de gestion de la connivence, il importe de mettre un point final. Cependant, en interdisant quiconque qui se serait rendu coupable de détournement à faire de la politique et à ne se concentrer que sur l’économique, l’UDL entend permettre le rapatriement des sommes colossales expatriées par les gérants du pouvoir politique depuis 1960.

Tout ceci ne sera possible qu’après que la commission a établi les faits et que les concernés se soient engagés à rapatrier leurs fonds extérieures pour les investir au plan national. L’amnistie qui leur sera accordée leur permettra ainsi de rendre aux générations futures les moyens dont elles ont été privées, mais sous la forme d’investissement effectif dans l’économie nationale.

La mise en place du Fond d’Investissement et d’équipements (FIE) qui intégrera tous les revenus dus au commerce extérieur. Contribuant à la mise en place d’un autre FOND DES Fonds, le FIE contribuera au financement des actions sociales de la nation, aux dépenses d’équipements, etc.

La Mise en place d’une Nouvelle Politique Agricole basée sur la re-dimension des aires cultivées et surtout leur refonte stratégique. En raison de la montée prochaine des cours des matières premières agricoles comme le cacao et le café, il s’impose à la nation de passer à une étape industrielle. Cette intensification doit être financée d’une part par les revenus du pétrole mais aussi et surtout par le redéploiement de notre hévéaculture.

La mise en place de grands projets d’investissement novateurs capables de changer la structuration de l’économie nationale notamment en matière des NTIC et de l’économie du loisir et de santé. L’espace côtier devrait en être un maillon essentiel.

Une nouvelle école ivoirienne orientée vers la formation et l’éducation des acteurs. CONCLUSION: La Côte d’Ivoire, et avec elle, son peuple sauront répondre aux défis actuels ; En tout cas l’UDL sera, si la situation l’exige, seule pour se battre. Elle ne s’y résignera pas.

ENSEMBLE OSONS !!!

 

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