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www.connectionivoirienne.net – Interview du Dr Martial Ahipeaud – 2ème partie le 30 janvier 2009

Posté par drmartialahipeaudpresse le 7 février 2009

  http://www.connectionivoirienne.net/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=5297&cntnt01returnid=27Interview Exclusive: Dr Joseph Martial Ahipeaud Président de l’Union pour le Développement et les Libertés (UDL) á cœur ouvert !

30/01/09  •  le Journal de Connection  •  Catégorie : Articles les plus lus

Par Gbansé Douadé Alexis -Rédacteur en chef du Journal de Connectionivoirienne.net

Premier Leader historique de la célèbre la FESCI, il veut être le prochain Président de la République de Côte-d’Ivoire. Deuxième et avant-dernière partie d’une Interview inédite !

L’actualité dans votre pays la Côte-d’Ivoire se sont les consultations électorales sans cesse reportées depuis 2005. Quelle appréciation  faites vous de ces reports successifs vous qui êtes candidat aux élections ? Avez-vous le sentiment que les élections pourront être organisées cette année ?

Non. Moi je vais vous dire clairement. Les accords de Ouagadougou, je pense que ce sont pour 80% nos propositions que nous avons faites au mois de septembre 2006. Quand nous avions fait cette adresse on avait pas encore créé le parti, on était dans une espèce de groupe de réflexion, la question fondamentale qu’on se posait était, mais comment faire pour sortir de cette histoire. Et donc on a fait des propositions qui sont sorties en pleine période de déchets toxiques. Trois mois plus tard on nous appelle pour nous dire que les differents acteurs que nous avions contactés avaient pris note et qu’ils rentreraient en négociation. Nous avons suivi le processus jusqu’à ce que ça aboutisse aux accords de Ouaga. Donc les Accords de Ouaga en tant que tel sont plus ou moins notre inspiration intellectuelle. Ces accords en soit sont bons et il faut les appliquer avec des esprits assez ouverts. Le seul problème c’est qu’il ya eu une annexe secrète qui a dit qu’il fallait pousser le processus sur 3 ans et donc nous sommes dans un scenario de 3 ans de transition non officielle. C’est pour ça que fondamentalement tout est mis en œuvre pour qu’on aboutisse à 3 ans sinon en réalité je pense qu’au bout d’un an ou 18 mois on peut parfaitement organiser les élections. C’est pour vous dire que c’est une question de volonté politique de faire trainer les choses jusqu’en 2010. Ce que nous avons dit aux differents acteurs c’était d’avoir le courage de dire aux Ivoiriens clairement que la transition c’est pour 3 ans qu’il n’aura d’élections qu’à partir de Mars 2010, dans ces conditions tout le monde est informé et, ce qui se passe maintenant c’est qu’on va suivre le processus jusqu’à ce qu’il aboutisse. Mais tel que ça se passe on a l’impression qu’ils se foutent des Ivoiriens et cela n’est pas bien.

Etes vous à mesure de confirmer l’existence de ces annexes ?

Moi je vous dis que nous dès le mois de septembre 2007, nous avons dénoncé le principe d’organiser les élections à la fin de l’année 2007, nous avons dit que c’était irréaliste. Selon les informations que nous avons de ceux qui ont plus ou moins participé à l’intérieur du pouvoir burkinabé ou du pouvoir ivoirien à la confection de ces accords là, il était clair que c’était 2010. Nous avons officiellement au mois de septembre fait une déclaration pour dire que les signataires doivent être sérieux avec les Ivoiriens et leur dire clairement que les élections sont dans leurs têtes prévues pour 2010. Dans ces conditions ils n’auront pas à singer, à traficoter, ils iraient directement au but, ils prennent les Ivoiriens pour des imbéciles et c’est ça qui me gène parce que malheureusement pour eux ; on est pas à l’époque où on était en 63 où il n y avait que quelques diplômés, il n’y avait que quelques bacheliers, aujourd’hui on a même des docteurs qui sont des chômeurs, on des étudiants qui sont en doctorat mais gérants de cabines téléphoniques, donc c’est pour dire que le niveau intellectuel de la nation est assez élevé, il faut quand même être sérieux c’es tout !

On va rester dans les APO pour évoquer la polémique sur le désarmement des forces nouvelles avant ou après les élections ? Que dit l’UDL sur cette question cruciale ?

Moi je vous dis que, je vous disais tout cela fait parti d’un scénario, donc nous on ne va pas être distrait par ça. Tout le monde sait très bien que le désarmement c’est la fin du processus, il ne peut pas avoir d’élections en CI sans qu’il y ait eu de désarmement. Mais aussi pour qu’il est le désarmement il faut éventuellement que les conditions soient réunies, dans un contexte où personne ne fait confiance à qui ce soit comment voulez vous que les gens désarment ? D’un autre coté effectivement comme ils se sont mis dans un deal pour dire qu’ils vont aller jusqu’en 2010 ils soulèvent de faux problèmes à tout moment. Nous nous avons dit clairement que s’ils estiment qu’ils ont un problème pour gérer leur propre procédure ils n’ont qu’à convoquer  une conférence au plan national comme ça on verra et comme ça il va avoir une réappropriation de ces accords par les Ivoiriens eux-mêmes, comme cela il va y avoir un nouveau processus qui va être dégagé et je crois que dans le cadre de ce processus là, je pense qu’il sera actuel que le désarmement ait lieu. Mais tant qu’on est dans un complot interne entre les protagonistes pour éviter d’organiser les élections tout ce qu’ils soulèvent comme problèmes je pense que c’est des faux-fuyants.

Vous donnez donc raison à ceux qui estiment qu’il ya un partage du pouvoir qui a été fait à Ouaga ?

Il ya un partage du pouvoir de fait ! Il ya une volonté manifeste de refuser la reprise du processus historique dans le sens de la démocratisation effective du pays. Donc nous, quand nous proposions ce qui est devenu aujourd’hui les accords de Ouaga nous avons dit clairement que c’est dans le cadre de la nouvelle armée nationale qu’on peut parler de désarmement. Mais on ne peut pas prendre 2000 personnes ici, 4000 personnes ici, des miliciens, des ex rebelles les mettre dans une armée qui quoi qu’on dise a toujours été une armée républicaine et respectueuse de la hiérarchie politique pour qu’on puisse nous dire qu’on est entrain de créer une nouvelle armée ça n’a rien à voir. Nous nous avons dit que par exemple dans le cadre même de la constitution de cette nouvelle armée il aurait fallu lancer un processus de recrutement ou on ne tiendrait pas compte des cartes d’identité des gens c’est-à-dire que tous ceux qui viendraient on ne saurait pas leur identité dans un premier temps, c’est après la sélection après le passage des exercices physiques et intellectuels qu’on pourrait éventuellement mettre en place cette nouvelle armée. Mais on ne peut pas prendre 5000 hommes de Bogota (NDLR nom de code de Soro Guillaume alors leader syndical) et les mettre dans l’armée, vous pensez que comment ils vont réagir par rapport aux autres qui les ont déjà perçus comme des éléments infiltrés de la rébellion, ils vont toujours avoir ce label, même s’ils sont dans l’armée cela va poser un problème de stabilité. Nous on estime aujourd’hui à l’UDL que la solution ce n’est pas ça. Vous savez aujourd’hui que nous traversons une crise économique très très grave. Ce qui va se poser dans les prochains mois ou années c’est des questions de survies des nations, dont si nous avons des gens qui ont eu assez de courage pour prendre des armes pour se battre les uns contre les autres je pense que ceux-là il faut les utiliser pour le développement économique de la Nation. Pourquoi ne pas lancer des projets de développement dans le Nord pour que ces jeunes là deviennent des éléments qui participent à ce processus. Nous avons par exemple le projet Sorgho qui peut nous permettre de créer pratiquement 10 mille emplois. Pourquoi ne pas permettre de mettre en place ce genre de projets ou alors un projet d’hévéa pour que effectivement notre production dans ce sens là s’améliore avec les miliciens qui sont à l’ouest. Voilà des projets qui peuvent permettre à ces jeunes là de dépendre d’eux-mêmes.

Mais on leur a promis des kits de démobilisation ou de désarmement je pense de 300, 500 euros ?

Non, ils ont promis 500 mille francs à chacun. Mais moi je vais faire un calcul. 500 mille francs multipliés par 10.000 personnes globalement, cela nous fait pratiquement 5 milliards, pourquoi ne pas prendre cet argent et en faire un projet de développement dans lequel ils vont s’intégrer et puis demain ils vont non seulement être des opérateurs économiques mais ils vont participer à la reconstruction de la Nation. C’est de ça qu’il s’agit. Par exemple si on prend le projet rizicole que nous voulons proposer qui a pour objectif de mettre à la disposition de 100 mille jeunes à peu près 300 mille hectares de parcelles qu’il aura dans toute la Côte-d’Ivoire, on peut effectivement produire d’ici un an ou deux, 1 million sinon deux millions de tonnes de riz. Voilà des projets qui vont nous permettre de non seulement occuper les jeunes mais de leur donner une conscience sociale. Vous comprenez que quelqu’un qui gagne pratiquement deux à quatre millions de francs à chaque récolte ne va pas être prêt à suivre n’importe qui, vous comprenez. Mais si on leur fait des propositions comme dans le genre on va te donner 500.000 Francs et puis tu vas aller te promener où tu veux aller, ou rentrer dans une armée où déjà tu serais étiqueté, je crois que c’est pas du tout réfléchi. Pour nous il y a des solutions qu’il faut exploiter si l’objectif est de permettre à tout le monde de rentrer dans une dynamique, on peut comprendre mais sinon on fait autre chose et c’est ce qu’on voit aujourd’hui comme résultat.

A vous entendre les Ivoiriens ne sont pas au bout du rouleau ?

Disons que c’est pas parce que les ivoiriens ne sont pas au bout du rouleau, c’est parce que certaines personnes pensent qu’elles peuvent prendre le temps. Mais le problème c’est qu’aujourd’hui on a pratiquement 6 millions de jeunes qui ont entre 18 et 35 ans et eux ils ont besoin de travail, ils ont besoin d’être nourris, ils ont besoin d’être soignés. Moi je suis enseignant à l’université de Bouaké je vois un peu, c’est la catastrophe et donc pendant que certains qui estiment qu’ils étaient riches avant de devenir des hommes politiques ou d’accéder au pouvoir comme un des élus de notre région l’affirme dans un journal aujourd’hui (NDLR 23 janvier 2009). Pendant que eux ils se la coulent belle la base est entrain de les regarder. Et c’est pour combien de temps ?

Vous faites sûrement allusion au ministre Yao Paul N’dré ?

Je n’ai pas envie de citer de noms, mais je pense que tout le monde à accès à l’Internet aujourd’hui donc quand des gens nous disent que en tant qu’enseignants ils avaient des moyens, bon moi je suis étonné que ce soit aujourd’hui qu’ils construisent des maisons de deux cents millions ! Pourquoi ils n’ont pas construit ces maisons avant d’être au pouvoir ? Pourquoi ils ne roulaient pas dans des Q7 comme certains amis qui sont à Abidjan, avant d’être au pouvoir ? S’ils étaient aussi nantis que ça ? Donc il ne faut pas qu’ils nous racontent des histoires, en réalité il se trouve que des opportunistes ont pris le pouvoir. Dans l’entourage du parti au pouvoir aujourd’hui ils gèrent le pouvoir en mettant en avant le Président, mais en réalité c’est eux qui tiennent toute la dynamique, donc ils font ce qu’ils veulent du pouvoir qu’ils ont conquis en 2000 !

Que pensez vous de l’engagement de votre jeune frère Soro Guillaume, vous qui l’avez connu à la FESCI dans ses débuts ?

Bon, comme je l’ai dit à Paris je ne l’ai pas connu en tant que tel. C’est-à-dire que Soro il est arrivé au moment ou moi je m’apprêtais à partir, ce sont à peu près 18 mois qu’il a passé entre nos mains comme déjà responsable à Vridi sous Saddam Hussein. Vous voyez ? C’est des jeunes que nous avons formés au moment où on était entrain de partir. On ne peut donc pas dire qu’on s’est connus en tant que tel parce que moi j’étais déjà sur le départ et donc on a préparé une équipe qui les a conduits, ceux qui ont vraiment travaillé avec eux c’est les Blé Guirao et tous les autres camarades.

Mais vous le rencontrez de temps à autres depuis qu’il est devenu Premier Ministre ?

Disons que je l’ai rencontré une seule fois, au mois d’août dernier. On a eu à discuter, on a fait le point. Je lui ai donné mon point de vue, je crois qu’on avait partagé des idées communes. Il connaît mon point de vue sur l’ensemble de la procédure actuelle puis dans tous les cas on est dans une dynamique où chacun à une vision tout à fait claire de la situation et puis je crois qu’éventuellement si on a pour intérêt la Côte-d’Ivoire on doit travailler dans ce sens-là.

Quels sont vos rapports avec les grands partis politiques ivoiriens ? PDCI, RDR, FPI etc.. ? Pas sur le plan personnel mais au niveau de l’UDL ?

Disons que l’UDL est entrain de construire ce qu’on appelle la troisième voie, c’est-à-dire que nous voulons nous mettre à équidistance des deux grands rassemblements que sont le CNRD de Gbagbo et le RHDP de Bédié et de Ouattara. Nous estimons que la cause et les conséquences de tout ce que nous vivons viennent de leurs contradictions personnelles d’abord et politico-idéologiques ensuite, donc on a pas de rapports. Mais nous sommes entrain de rassembler, nous sommes en pourparlers avec d’autres organisations pour que nous puissions constituer la 3e voie.

Et quels sont ces organisations ?

Il ya des partis politiques, des associations, il ya des leaders d’opinion aussi, c’est pas un mouvement qui va regrouper uniquement des partis, il faut que cela puisse dépasser les partis politiques ça va être un mouvement social.

Je reviens à la FESCI, Vous étiez à Abidjan durant la transition militaire, durant la crise des machettes à la Fesci en 1999-2000…vous qui êtes le premier secrétaire général connu de la FESCI comment avez-vous vécu ces événements ?

Disons que moi j’étais à Londres où j’étais entrain de faire mes recherches pour finir ma thèse et au mois d’avril on m’a appelé d’urgence à Abidjan parce qu’il y avait les 10 ans. Et quand je suis arrivé je me suis rendu compte qu’en fait c’est parce qu’il y avait la crise des machettes.

Vous dites on vous a appelé, qui vous a appelé ?

Ce sont les responsables du ministère de l’éduction nationale de monsieur le ministre Amani, il y avait le ministre, le professeur Séry Bailly, il y avait Blé Goudé et bien entendu le général Guéi qui tous après une analyse de la situation ont estimé que j’étais à même de pouvoir être le pacificateur, aujourd’hui on pourrait m’appeler un facilitateur. J’ai permis de créer les conditions d’un dialogue direct entre la tendance de Doumbia Major et celle de Blé Goudé. Ce qui nous a permis malgré les conditions tout à fait difficiles dans lesquelles nous travaillions ; parce que chaque groupe était très très suspicieux de l’autre, on a fait des réunions avec des gens hyper armés mais vue notre position d’aînés ils nous ont respecté et ça nous a permis de retrouver la paix. C’est donc sous notre direction politique que les tendances ont déposé les armes et puis on a pu avoir une année scolaire tout à fait positive. C’est lors de cette période que j’avais effectivement pris peur pour ce qui allait se passer par la suite.

C’est la question que je m’apprêtais á vous poser. Quelles sont les implications de la crise á la FESCI dans celle plus tard de septembre 2002 ? Voyez vous des relations, des interconnexions, des similitudes ?

Disons que déjà la guerre des machettes était le prélude de la guerre civile puisque le coup d’état qui a été fait par les militaires proches du FPI et du RDR a permis de mettre en exergue les contradictions qu’il y avait entre les ex partis du Front Républicain à partir du moment où, il y a eu une confrontation entre ces deux tendances à l’intérieur du CNSP (NDLR Comité National de Salut Public ) qui était l’organe de direction de la transition militaire. Effectivement ils ont commencé la confrontation par les étudiants interposés. A la tête d’une délégation d’anciens responsables de la FESCI, le mouvement des anciens qu’on appelait le MARFES, nous avons essayé d’organiser encore un dialogue entre Laurent (NDLR Gbagbo) et Ouattara (NDLR Allassane), parce que nous avions identifié clairement les causes de la dérive qui était leur compétition farouche pour la présidence et donc nous avions souhaité que les deux lancent des appels au calme et qu’ils s’entendent pour éviter le pire pour notre pays. Mais Laurent nous avait clairement dit que lui il était dans la stratégie de la conquête du pouvoir. Ouattara disait que lui n’avait rien à voir et que le problème venait de Laurent, bref les deux sont rentrés dans cette logique là. Je crois c’est la suite dans laquelle nous sommes aujourd’hui.

Toujours sur la FESCI. J’ai été sur le site de l’UDL aujourd’hui (NDLR 23 janvier 2009) et j’ai relevé un passage qui m’a marqué, dans vos vœux de nouvel an aux Ivoiriens et Ivoiriennes. Et je vous cite : « ma génération reste mon inspiration »

Bien sur !

A vous lire la question qui me vient á l’esprit est celle de savoir si vous avez avec vos anciens camarades suffisamment évacué le contentieux de 92-93 ?

Vous savez il n’y il n’y a pas eu de contentieux en 92-93, vous me donnez là l’occasion de revenir sur ce problème. En 92 il ya eu un vaste complot monté de toute pièce par Lida Kouassi Moise, il est le responsable de tout ce qui s’est passé à la FESCI. C’est lui qui a monté de toute pièce ce complot contre ma personne. Il a monté des membres du bureau exécutif contre moi parce que parce qu’il avait un problème par rapport à mon audience au niveau de la région. Donc ça c’était une contradiction secondaire qui a été gérée de cette façon. Sinon en tant que tel il n’y avait de problème idéologique, il n’y avait pas de problème de ligne. Est-ce que vous voyez ? Moi j’avais compris dès le départ que c’était une manœuvre montée de toute pièce par cet individu-là pour…

Vous le saviez à l’époque ou bien c’est par la suite que vous l’avez su ?

Ah non non ! (le ton monte), il a été dénoncé par les personnes mêmes qui ont participé à ce complot. Je veux pas citer des noms mais c’est parce que j’avais l’information que j’ai essayé de faire comprendre aux camarades de ne pas rentrer dans le jeu parce que l’objectif de cet individu n’avait rien à voir avec l’objectif stratégique de notre organisation. Bien au contraire son objectif c’était de fragiliser la direction de l’organisation pour la caporaliser après, ce contre quoi je me suis élevé. J’avais clairement dit à Laurent et à tous ceux qui gère le FPI que moi j’étais contre la caporalisation du mouvement étudiant parce que pour moi la liberté syndicale va de paire avec la liberté de la démocratie et donc c’est sur cette base qu’il ya eu le premier clash à l’intérieur du mouvement. C’est pour quoi moi je n’ai pas eu de problèmes particuliers avec les camarades parce que j’avais compris qu’ils ont agit sur la base de la mauvaise information que Lida leur avait donné.

Nous nous étions encore jeunes, on vous regardait de loin a l’époque…

Oui, mais c’était simple parce que Lida il a réuni les camarades dans la chambre d’une de nos camarades pour leur dire que oui Ahipeaud a reçu 20 millions…d’Houphouët.

Alors Lida ne s’exprimait pas forcément dans le cadre du FPI, mais plutôt au niveau de la région ?

Mais bien sûr ! à l’époque moi on m’appelait le petit Gbagbo et c’est ça qui était un problème pour lui. Il a donc fait comprendre aux camarades que moi j’avais été corrompu alors que pour ceux qui me connaissent très bien ils savent très bien que je suis venu de la présidence pour prendre la tête de la FESCI. Moi j’étais l’enfant du président Houphouët Boigny avant de devenir Secrétaire Général à la FESCI, donc je ne suis pas impliqué dans ce genre d’actions. Mais comme vous le savez quand les gens ils ont l’habitude de monter des faux complots, vous comprenez que moi (silence), j’étais très hésitant par rapport au futur parce que j’ai déjà subi à 2 ou 3 reprises ce genre de faux complots contre ma personne dans l’opposition. Je connaissais un peu les pratiques d’un certain nombre de cadres autour de Laurent et donc j’étais, j’avais très peur pour ce qui allait advenir si éventuellement ils arrivaient dans des positions où ils allaient être incontrôlables. Vous voyez que le résultat est connu de tous aujourd’hui. Malheureusement ça fait combien d’années de perdue pour le pays ?

Ceci m’amène à vous posez une question. Il ya certains qui disent que la crise qui a eu lieu au sein du Bureau Exécutif National de la FESCI, qui a été suivi du départ massif de pionniers de la FESCI vers l’Europe a joué un rôle dans l’affaiblissement (dérive) de ce mouvement ?

Non, non le mouvement n’a pas été affaibli ! Bien au contraire…Mais comme on vous l’a dit chaque génération assume ses responsabilités. C’est quelques responsables de la direction qui sont partis a l’étranger beaucoup sont restés sur place. Il a eu une transition qui a été organisée entre nous par deux responsables qui étaient Blé Guirao et Djué. Après l’équipe de Djué, il a ya eu l’équipe de Blé Guirao et c’est l’équipé de Blé qui a fait monter les jeunes qui, en réalité étaient avec nous depuis pratiquement 3 ans c’est-à-dire partir de 91-92. Il n’y a donc pas eu de rupture en tant que tel, le problème c’est que le contexte avait changé avec l’avènement du Front Républicain et si vous voulez l’immixtion de la droite libérale dans l’opposition.

Du RDR qui est né je crois en 93-94 ?

Qui est né en 94. A partir du moment, il eut une nouvelle dynamique au niveau de l’opposition. Nous nous avons géré le mouvement sans argent. Mais à partir de 95 l’argent est rentrée dans le mouvement et les contextes ont changé. Donc les habitudes, les réflexes ont changé mais ça n’a pas empêché les camarades d’assumer leurs responsabilités vis-à-vis de leurs bases en luttant de façon farouche. Le seul problème c’est qu’à partir de 99 avec les contradictions entre le FPI et le RDR ça va avoir des répercussions immenses au niveau du mouvement où les partisans des deux parties vont s’affronter et ça va donner le résultat d’aujourd’hui. Pratiquement tous ceux qui étaient opposés à la tendance du FPI ont été liquidés, et aujourd’hui vous voyez qu’il n’ya plus de débats démocratiques au sein de la FESCI. Ce qui est quand même assez difficile à accepter.

Avez-vous militez au Front Populaire Ivoirien ?

Je n’ai jamais pris de carte de militant, je n’ai jamais été militant du FPI !

Par contre il y a certains membres de votre Bureau… ? Je peux citer Djué…

Mais bien sûr !  Parce que le BEN de la FESCI était pluriel, même des gens qui étaient du PDCI s’y retrouvaient. Parce que nous nous avons dit de tout temps que nous étions ouverts à tous les courants de pensée. Aujourd’hui la plupart des camarades sont dans différents partis politiques parce qu’au départ ils venaient de différents horizons. Et de l’autre coté il y avait d’autres qui ne voulaient même pas entendre parler de partis. Donc c’était un ensemble. Moi je n’ai jamais milité au FPI, je n’ai jamais manifester même le désir d’être militant du FPI, par contre certains membres étaient des militants du FPI. Nous nous étions plutôt des militants du  PPS de Bamba Moriféré.

 

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